Sud de l'Europe

05 mars 2021 22:55; Act: 05.03.2021 22:52 Print

Trafic d’êtres humains: important démantèlement

Treize personnes ont été arrêtées en France, Espagne, Italie et Roumanie. Elles auraient séquestré et forcé à se prostituer des dizaines de femmes.

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Trente-trois victimes ont été, à ce jour, identifiées et prises en charge par des associations. (photo: AFP/Illustration)

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Un réseau international «particulièrement sophistiqué» de traite d’êtres humains a été démantelé dans quatre pays européens. Une trentaine de victimes originaires d’Amérique du Sud et de Roumanie ont été secourues, a annoncé vendredi le procureur de Montpellier (France).

Treize personnes ont été interpellées simultanément mardi, en Espagne, en Italie, en Roumanie et en France, a précisé Fabrice Bélargent, ajoutant qu’une information judiciaire pour proxénétisme aggravée et traite des êtres humains en bande organisée a été ouverte.

Organisation «bicéphale»

Un juge d’instruction de Montpellier a centralisé l’enquête dans le cadre d’une coopération judiciaire et policière entre les pays concernés. Ce réseau «bicéphale» et «familial», particulièrement sophistiqué, est composé de personnes de nationalités roumaine et colombienne, a précisé le procureur.

«Les victimes étaient recrutées dans leur pays, attirées par l’espérance de jours meilleurs et ramenées en France. Puis elles étaient enfermées dans des appartements de type Airbnb sous la menace sur leur personne et sur leur famille», a-t-il détaillé, ajoutant que les jeunes femmes étaient sous la surveillance de caméras.

Mandat d’arrêt européen

Trente-trois victimes – des Colombiennes, Dominicaines, Paraguayennes et Roumaines âgées de 18 à 35 ans – ont été, à ce jour, identifiées et prises en charge par des associations.

En France, deux personnes ont été mises en examen et placées sous mandat de dépôt jeudi à Montpellier. En Italie et en Roumanie, deux autres ont été interpellées et écrouées. En Espagne, huit personnes de nationalité colombienne ont été arrêtées. Cinq d’entre elles ont été incarcérées et trois sont assignées à résidence. Tous font l’objet d’un mandat d’arrêt européen et attendent un éventuel transfert vers la France. L’enquête avait débuté en juin 2020 au commissariat de Montpellier.

(L'essentiel/afp)