Votation le 28 septembre

22 septembre 2014 10:22; Act: 22.09.2014 11:43 Print

Une caisse maladie d'État bientôt créée en Suisse?

La gauche helvète demande aux Suisses de voter pour la création d'une caisse d'assurance maladie de l’État et de renoncer à leurs assurances privées, en équilibre financier depuis des années.

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La question de la hausse des cotisations pour les assurances privées sera à l'origine d'une votation dans toute la Suisse ce dimanche. (photo: Keystone)

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«En Suisse depuis 20 ans, les coûts de la santé ont augmenté de 80%, les cotisations de 125%, cela ne va plus, cela doit changer», a expliqué Michel Matter, ophtalmologue et président de l'association des médecins genevois, qui plaide pour la fin du régime privé d'assurance santé. Pour la gauche, seule une caisse publique peut stopper cette «explosion» des cotisations et garantir leur utilisation efficace et transparente. Les défenseurs du référendum accusent par ailleurs les assureurs de mettre les citoyens mauvais payeurs sur liste noire pour inciter les médecins à ne pas les soigner.

Les caisses maladie, qui selon la loi ne doivent pas réaliser de bénéfices dans l'assurance maladie de base, sont aussi accusées d'utiliser les cotisations pour financer leurs campagnes de publicité. Tout résidant suisse, y compris étranger, a l'obligation de s'assurer pour les soins médicaux de base. Mais chacun peut choisir sa caisse maladie parmi les 61 existantes. Les cotisations, appelées «primes», sont individuelles, indépendantes du revenu et varient en fonction de la caisse maladie, de la classe d'âge et de la région de domicile. Les assurés peuvent obtenir des rabais sur leurs cotisations en choisissant par exemple une franchise plus élevée (les franchises allant jusqu'à 2 500 francs suisses, soit 2 065 euros) ou une limitation du choix du médecin.

«En Suisse nous n'avons pas de déficit»

En 2012 (dernières statistiques disponibles), sur les 709 francs suisses (550 euros) de dépenses moyennes de santé par mois et par personne, les malades ont dû débourser au final un solde de 178 francs. Pour le gouvernement, le Parlement et la droite, ce système de libre-concurrence a fait ses preuves et n'engendre pas de dettes, contrairement à ce qui se passe en France, en Italie ou au Royaume-Uni. L'initiative ne prévoit pas de modifier ce système d'assurance maladie à la carte mais la droite craint qu'à terme les cotisations soient fixées en fonction des salaires, et non du lieu de domicile et de l'âge.

«En Suisse nous n'avons pas de déficit, c'est un système qui est sain. On peut effectivement dénoncer un manque de transparence de certaines caisses d'assurance maladie, mais ce n'est pas l'étatisation des caisses maladies qui va résoudre ces problèmes», a souligné Ivan Slatkine, vice-président du Parti Libéral-Radical (PLR, droite). Marie Steinauer, pharmacienne à Genève, juge l'initiative «floue» et trouve surtout que le déficit de la Sécurité sociale en France «ne fait pas envie». Pour la droite, l'augmentation des cotisations est inéluctable et s'explique par la hausse des coûts engendrés par le vieillissement de la population et l'utilisation de technologies toujours plus modernes.

Très attachés à la libre-concurrence, les Suisses étaient 54% à rejeter la proposition soumise à référendum, selon des chiffres publiés la semaine dernière par l'institut de sondage gfs.bern. 38% des sondés se disaient favorables, et 8% étaient encore indécis. Pragmatique, Olivier Chappaz, avocat genevois, résume: «Je pense qu'on peut garder le même système mais essayer de faire en sorte que les assurances redistribuent vraiment la totalité des primes qu'ils perçoivent pour la partie obligatoire aux assurés».

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • philou le 22.09.2014 11:29 Report dénoncer ce commentaire

    oui les suisse ne vous laisser pas avoir avec ce système capitaliste.Un jour s'est société privée ,donc coté en bourse vous dirons a pu d'argent et op les épargnant ne toucherons pas leur dus.encore et encore les même erreurs.

Les derniers commentaires

  • philou le 22.09.2014 11:29 Report dénoncer ce commentaire

    oui les suisse ne vous laisser pas avoir avec ce système capitaliste.Un jour s'est société privée ,donc coté en bourse vous dirons a pu d'argent et op les épargnant ne toucherons pas leur dus.encore et encore les même erreurs.