À Madrid

08 avril 2021 15:23; Act: 08.04.2021 15:38 Print

35 blessés lors d'une manif contre l'extrême droite

De violents affrontements se sont produits mercredi soir, dans la capitale espagnole, en marge d’un rassemblement du parti d’extrême droite Vox.

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Quatre manifestants ont été arrêtés et 35 personnes, dont 21 policiers, blessés lors de violents affrontements survenus mercredi soir en marge d’un rassemblement à Madrid, d’un parti d’extrême droite, ont annoncé jeudi les autorités. Quelque 2 000 personnes s’étaient regroupées à Vallecas, quartier du sud de la capitale considéré comme un fief de la gauche, pour s’opposer à la tenue d’un rassemblement en plein air du parti Vox (extrême droite) dans le cadre de la campagne pour les élections régionales du 4 mai.

Après avoir entonné des chants antifascistes, les manifestants ont lancé des objets divers, dont des pavés, contre les policiers, qui ont chargé pour les disperser, selon les témoins. À la suite de ces incidents, la police a procédé à l’arrestation de quatre personnes, dont trois mineurs, a indiqué jeudi matin, une porte-parole.

Elle a ajouté que 21 policiers avaient été blessés, dont dix ont dû être soignés dans un hôpital, bien que leurs blessures soient considérées comme légères. Pour leur part, les services d’urgence ont précisé sur Twitter avoir soigné quatorze personnes, essentiellement pour des contusions et des ecchymoses.

Ces incidents ont déclenché une vive polémique jeudi matin, le leader de Vox, Santiago Abascal, estimant que le dispositif policier avait été insuffisant pour protéger le rassemblement de son parti et accusant le ministre de l’Intérieur du gouvernement de gauche d’être responsable des «agressions» contre les militants de sa formation.

Le chef de file du parti de la gauche radicale Podemos à ces élections du 4 mai, Pablo Iglesias, a répliqué sur Twitter en accusant «les ultras de Vox» d’être allés «provoquer la violence à Vallecas». Podemos est allié au Parti socialiste ouvrier espagnol du Premier ministre Pedro Sánchez, au sein de la coalition au pouvoir.

(L'essentiel/afp)