À Londres

21 octobre 2019 17:16; Act: 21.10.2019 17:33 Print

Assange comparaît confus et bredouillant

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a comparu ce lundi, devant le tribunal de Westminster, à Londres.

Julian Assange a semblé avoir des des difficultés à se rappeler sa date de naissance et déclaré à la juge Vanessa Baraitser à la fin de l'audience qu'il n'avait pas compris ce qui s'était passé.

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Julian Assange, accusé d'espionnage par Washington et menacé d'extradition vers les États-Unis. Il a semblé désorienté lundi lors de sa première apparition en public depuis six mois, bredouillant lors d'une audience à Londres.

L'Australien de 48 ans, rasé de près et vêtu d'un pull bleu, d'une chemise blanche et d'une veste bleue, a comparu devant le tribunal de Westminster, qui examinait la date d'une prochaine audience d'extradition.

«C'est très difficile de faire quoi que ce soit»

Julian Assange a semblé avoir des des difficultés à se rappeler sa date de naissance et déclaré à la juge Vanessa Baraitser à la fin de l'audience qu'il n'avait pas compris ce qui s'était passé. Il s'est aussi plaint de ses conditions de détention à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh.

«Je ne peux accéder à aucun de mes écrits, c'est très difficile de faire quoi que ce soit», a-t-il dit d'une voix à peine audible, expliquant aussi lutter contre des «gens (avec) des ressources illimitées». «Je ne peux pas penser correctement», a-t-il aussi déclaré dans la salle d'audience où s'étaient rassemblés de nombreux soutiens, dont l'ancien maire de Londres Ken Livingstone.

Manifestations

Son avocat, Mark Summers, a accusé l’État américain de s'être «immiscé dans des discussions privilégiées entre Julian Assange et ses avocats à l'ambassade» d’Équateur, où Julian Assange s'était réfugié, et d'avoir «illégalement copié (le contenu de) leurs téléphones et ordinateurs». La juge a rejeté la demande de l'avocat d'accorder plus de temps pour rassembler des preuves et fixé une prochaine audience de procédure au 19 décembre, avant une audience sur la demande d'extradition en février.

Avant l'audience, quelques dizaines de personnes, dont des «gilets jaunes» venus de France - ont manifesté devant le tribunal, scandant «Libérez Julian Assange» et tenant une pancarte proclamant «N'extradez pas Assange».

Jusqu'à 175 ans d'emprisonnement

En 2012, Julian Assange, qui faisait l'objet de poursuites en Suède pour viol, s'était réfugié dans l'ambassade d’Équateur à Londres pour éviter d'être extradé vers la Suède ou vers les États-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site Internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique, il en avait été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l'autorisation de Quito. Il avait été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Julian Assange encourt une peine allant jusqu'à 175 ans d'emprisonnement aux États-Unis, qui lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250 000 câbles diplomatiques et d'environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine, en Irak et en Afghanistan.

(L'essentiel/afp)

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  • Le Suisse le 21.10.2019 20:22 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'on libère Assange, ce qu'il a fait est bien.

  • Stéphanie le 21.10.2019 20:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    S'il vous plaît Mme Rigoberta, Edward Snowden n'a jamais dit que la Russie c'était le paradis d'ailleurs il voulait partir pour la France tout récemment ...

  • Rigoberta Menchu le 21.10.2019 18:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vu comment les pays impérialistes l'ont enfermé de fait dans une ambassade comme un prison, on comprend son état. Edward Snowden est bien mieux chez nous et il peut bien sûr aussi travailler.

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  • Le Suisse le 21.10.2019 20:22 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'on libère Assange, ce qu'il a fait est bien.

  • Stéphanie le 21.10.2019 20:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    S'il vous plaît Mme Rigoberta, Edward Snowden n'a jamais dit que la Russie c'était le paradis d'ailleurs il voulait partir pour la France tout récemment ...

  • Rigoberta Menchu le 21.10.2019 18:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vu comment les pays impérialistes l'ont enfermé de fait dans une ambassade comme un prison, on comprend son état. Edward Snowden est bien mieux chez nous et il peut bien sûr aussi travailler.