Au Royaume-Uni

13 septembre 2019 20:57; Act: 13.09.2019 20:57 Print

David Cameron pense «tous les jours» au Brexit

Cameron, qui restera dans l'Histoire comme le Premier ministre britannique par lequel est arrivé le Brexit, dit ne pas regretter d'avoir organisé le référendum.

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«C'est douloureux pour le pays et douloureux à voir». (photo: AFP/oli Scarff)

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David Cameron, qui restera dans l'Histoire comme le Premier ministre britannique par lequel est arrivé le Brexit, a dit ne pas regretter d'avoir organisé le référendum sur la sortie de l'Union européenne, même s'il pense «tous les jours» à ses conséquences.

C'est lui qui, en 2013, avait promis cette consultation pour tenter de calmer la frange eurosceptique de son Parti conservateur et devant la montée du parti europhobe et anti-immigrés Ukip, emmené par Nigel Farage. «J'y pense tous les jours (...) et le fait que nous ayons perdu et les conséquences (...), et je m'inquiète désespérément de ce que réserve l'avenir», a confié l'ex-dirigeant conservateur dans un entretien avec le quotidien The Times, avant la publication jeudi de ses mémoires, «For the Record».

«C'est douloureux pour le pays et douloureux à voir»

C'est la première fois qu'il s'exprime en détail sur le sujet depuis son départ de la scène politique à la suite du référendum. Le Royaume-Uni a voté à 52% en faveur du Brexit en juin 2016, mais la question continue de profondément diviser la société britannique, plus de trois ans après cette consultation et à moins de 50 jours de l'échéance, le 31 octobre. Ce pays s'est englué dans une crise politique tandis que les négociations avec Bruxelles pour arriver à un compromis de divorce patinent, laissant planer le spectre d'un «no deal» aux conséquences potentiellement chaotiques pour l'économie britannique.

«C'est douloureux pour le pays et douloureux à voir», constate David Cameron, un ancien condisciple de l'actuel Premier ministre Boris Johnson au collège privé d'Eton, la pépinière de l'élite britannique.

«Énorme pression politique»

A-t-il pour autant des regrets ? «Ce que j'ai essayé de faire dans le livre, c'est expliquer pourquoi je pensais que c'était inévitable», raconte-t-il. «Organiser un référendum n'était pas une décision que j'ai prise à la légère», poursuit-il, tout en reconnaissant avoir subi une «énorme pression politique».

«Certaines personnes ne me pardonneront jamais d'avoir organisé un référendum. D'autres de l'avoir organisé et de l'avoir perdu», admet-il. Mais il y a aussi «tous ces gens qui voulaient un référendum et qui voulaient sortir (de l'UE), qui sont contents qu'une promesse ait été faite et tenue».

Un Brexit sans accord serait «mauvais», selon lui: «j'espère vraiment que cela n'arrivera pas». Il a estimé qu'un second référendum ne pouvait être exclu pour sortir de la crise, «parce que nous sommes coincés».

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • la deux le 14.09.2019 10:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Hastalavista pouvez-vous développer les limites? car, le peuple c'est exprimer certes, mais tous les anglais n'étaient pas au courant et les chiffres, comme dans tout gouvernement, ont été tronqués!

  • Hastalavista le 14.09.2019 06:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est surtout le modèle constitutionnel qui aurait dû être revu, sous le feu des critiques depuis les années 80.

  • Eliane le 14.09.2019 09:53 Report dénoncer ce commentaire

    L'homme par lequel "le scandale" est arrivé. Le peuple britannique n'était pas au courant ce qui allait leur arriver. Le royaume uni, était toujours spécial, maintenant il se retrouve isolé. C'est à prendre ou à laisser. Eh bien, tant pis, no deal ils l'auront voulu. Certes l'UE n'est pas un golden club, mais de là à se retrouver seul, c'est pire encore. Qui dit A, doit dire B.

Les derniers commentaires

  • la deux le 14.09.2019 10:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Hastalavista pouvez-vous développer les limites? car, le peuple c'est exprimer certes, mais tous les anglais n'étaient pas au courant et les chiffres, comme dans tout gouvernement, ont été tronqués!

  • Viviane le 14.09.2019 10:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cameron a fait un choix démocratique.Celui de penser au peuple en priorité et non aux membres de son gouvernement. Et malgré tout , l'UK s'en sortira avec ou sans l'EU. Bravo Mr Cameron pour votre courage, celui qui manque à beaucoup de dirigeants obnubilés par le pouvoir et non pour le bien du peuple.

    • Surfer le 14.09.2019 12:06 Report dénoncer ce commentaire

      le courage c'eut été d'éduquer le peuple sur l'Europe, de montrer l'apport de l'Europe à l Grande-Bretagne. Au lieu de cela il a cédé face à des extrémistes comme Mr Farage , qui parle, qui critique mais n'a jamais voulu du pouvoir car s'il était élu, il aurait dû faire des choix. Mais ça c'est plus difficile et moins gratifiant.

  • Eliane le 14.09.2019 09:53 Report dénoncer ce commentaire

    L'homme par lequel "le scandale" est arrivé. Le peuple britannique n'était pas au courant ce qui allait leur arriver. Le royaume uni, était toujours spécial, maintenant il se retrouve isolé. C'est à prendre ou à laisser. Eh bien, tant pis, no deal ils l'auront voulu. Certes l'UE n'est pas un golden club, mais de là à se retrouver seul, c'est pire encore. Qui dit A, doit dire B.

  • Hastalavista le 14.09.2019 06:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est surtout le modèle constitutionnel qui aurait dû être revu, sous le feu des critiques depuis les années 80.

  • Hastalavista le 13.09.2019 21:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    David Cameron a beaucoup de classe, il a fait ce qu'il devait mais la démocratie à la britannique a montré ses limites.

    • @Hastalavista le 13.09.2019 23:11 Report dénoncer ce commentaire

      Quelles limites ? celles qui permettent au peuple de s'exprimer enfin ?