Au Royaume-Uni

17 novembre 2019 16:06; Act: 18.11.2019 14:37 Print

L'armée accusée d'avoir couvert des crimes de guerre

D'anciens enquêteurs chargés d'investigations accusent l'armée d'avoir couvert meurtres et tortures sur des civils en Irak et en Afghanistan.

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Le ministère britannique de la Défense a démenti ces accusations. (photo: AFP/Hoshang Hashimi)

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D'anciens enquêteurs chargés d'investigations sur des accusations de crimes de guerre contre les troupes britannique accusent l'armée d'avoir couvert meurtres et tortures sur des civils en Irak et en Afghanistan, affirment dimanche le Times et la BBC.

Le ministère britannique de la Défense a démenti ces accusations. Les deux médias ont recueilli les témoignages d'une dizaine d'anciens membres d'organes chargés d'enquêter sur de possibles violations des droits de l'homme de la part de l'armée britannique, enquêtes auxquelles le gouvernement a mis un terme en 2017.

«Une pression»

L'un d'eux, cité par le Sunday Times, a affirmé qu'il y avait «une pression de plus en plus importante de la part du ministère de la Défense pour clore les dossiers aussi vite que possible».

L'un des enquêteurs de l'Iraq Historic Allegations Team (IHAT) a expliqué à l'émission Panorama, qui doit être diffusée lundi soir sur la BBC, que «le ministère de la Défense n'avait aucune intention de poursuivre le moindre soldat de quelque grade que ce soit, à moins que ce soit absolument nécessaire».

Réputation en jeu

Parmi les exactions dénoncées, le Sunday Times évoque notamment les meurtres de trois enfants et d'un jeune homme en Afghanistan en 2012 par un soldat des SAS, les forces spéciales, sans que des poursuites ne soient engagées, des violences en 2003 à Bassora (Irak) sur des prisonniers, qui auraient entraîné la mort d'au moins d'eux d'entre eux, ou encore la mort par balle d'un policier irakien, la même année.

Cité par le journal, le ministère de la Défense a fait valoir que c'est à l'issue d'enquêtes approfondies que le service indépendant chargé des poursuites a décidé ne n'engager des poursuites dans aucun des dossiers qui lui ont été transmis. Le gouvernement britannique avait décidé en février 2017 de mettre fin à des centaines d'enquêtes, dont de nombreuses non résolues, une décision alors vivement critiquée par Amnesty international.

«La réputation de l'armée britannique est en jeu: toute allégation crédible concernant des violations des droits de l'homme commises par les forces britanniques en Irak et en Afghanistan, doit faire l'objet d'enquêtes indépendantes, menées par un organe indépendant de l'armée», avait alors insisté l'ONG de défense des droits de l'homme.

(L'essentiel/afp)

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