Explosions à Beyrouth

07 août 2020 15:03; Act: 07.08.2020 15:16 Print

La recherche de survivants se poursuit

Quatre corps ont été retrouvés dans le port de Beyrouth ce vendredi matin par les secouristes alors que l’aide internationale continue d’affluer dans la capitale libanaise.

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Des secouristes internationaux fouillaient vendredi les décombres du port de Beyrouth à la recherche de survivants, sous le regard angoissé de familles de victimes. Cette déflagration d’une puissance inouïe, la plus dévastatrice vécue par le Liban, a alimenté la colère de la population, qui avait déclenché en octobre 2019 un vaste mouvement de protestation contre la classe dirigeante.

L’indignation est d’autant plus grande que le gouvernement s’est avéré incapable de justifier la présence du nitrate d’ammonium au port «sans mesures de précaution» de l’aveu même du Premier ministre. Près de l’épicentre de la déflagration, à proximité des silos géants de céréales détruits, les secouristes français, italiens, allemands et autres coordonnent leurs efforts.

«Profond changement»

Vendredi matin, quatre corps ont été retrouvés par les secouristes dans le port presque entièrement détruit par la déflagration mardi. Elle fait également plus de 5 000 blessés, des dizaines de disparus et des centaines de milliers de sans-abri dans les quartiers dévastés proches, alimentant la colère de la population contre la classe politique, accusée d’incompétence et de corruption. L’aide internationale afflue à Beyrouth, où le président français, Emmanuel Macron, s’est rendu jeudi, réclamant une enquête internationale sur cette explosion provoquée selon les autorités par un incendie dans un entrepôt où étaient stockées depuis six ans 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, une substance chimique hautement inflammable.

Emmanuel Macron a rencontré les responsables libanais, des hommes politiques, parmi lesquels des membres du Hezbollah, et des représentants de la société civile. Il a appelé à un «profond changement» de la part des dirigeants, annonçant qu’il réunirait «dans les tout prochains jours» une conférence d’aide pour le Liban, en plein naufrage économique depuis plusieurs mois.

Élan de solidarité

Dans une capitale aux airs d’apocalypse, alors que les autorités n’ont mis en place aucun dispositif pour aider les citoyens, des centaines de Libanais se sont mobilisés, dans un vaste élan de solidarité, pour poursuivre les opérations de déblaiement ou l’accueil des sans-abri.

Plusieurs pays parmi lesquels la France ont pour leur part dépêché du matériel médical et sanitaire ainsi que des hôpitaux de campagne. L'Union européenne a débloqué 33 millions d'euros en urgence et l’armée américaine a envoyé trois cargaisons d’eau, de nourriture et de médicaments.

Des aides de l’Iran, des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite étaient attendues vendredi. Dans l’immense cité sportive de Beyrouth, la Russie a installé un hôpital de campagne, dressant une vingtaine de tentes médicales où les premiers patients ont commencé à arriver, les hôpitaux de la capitale étant saturés.

Jeudi soir, les forces de l’ordre ont eu recours aux gaz lacrymogènes dans le centre-ville pour disperser des dizaines de manifestants enragés par l’incompétence et la corruption des autorités. Des appels circulent sur les réseaux sociaux pour une manifestation anti-gouvernementale samedi, sous le thème «Pendez-les».

(L'essentiel/afp)

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  • Vienne Luc le 07.08.2020 17:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quelques uns viennent d'atterrir à la gare du Nord de Bruxelles... On leur donne un permis de séjour ou on les renvoies?

Les derniers commentaires

  • Vienne Luc le 07.08.2020 17:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quelques uns viennent d'atterrir à la gare du Nord de Bruxelles... On leur donne un permis de séjour ou on les renvoies?