Au Royaume-Uni

07 août 2019 13:06; Act: 07.08.2019 14:57 Print

Le Brexit met les brasseurs sous pression

Les brasseurs britanniques craignent tout particulièrement un Brexit sans accord avec l'UE le 31 octobre, synonyme de droits de douane et de barrières non tarifaires.

storybild

Les brasseurs craignent tout particulièrement un Brexit sans accord avec l'UE. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Le Festival de la bière servira jusqu'à samedi à Londres plus d'un millier de bières, cidres et poirés différents, une fête à laquelle le Brexit, programmé dans moins de trois mois, donne toutefois un goût amer.

Geekhunter IPA, Plastered Pheasant, Naked Ladies, Mild Concussion, Good Old Boy, Ctrl-Alt-Delete, Black Screen of Death, Magic Potion: voici un petit échantillon des nombreuses variétés de bières proposées au «Great British Beer Festival», qui s'est ouvert mardi.

Atténuation

Le festival est organisée par la Camra (Campagne pour la bière authentique), une organisation de consommateurs forte de 190 000 membres qui milite pour la préservation de la culture brassicole britannique, et de ses pubs emblématiques.

«Tout le secteur est préoccupé par les conséquences potentielles du départ de l'UE», affirme Tom Stainer, directeur général de l'organisation, à l'AFP. «Le secteur brassicole dépend du houblon et du malt importés, ainsi que des exportations. La Camra exhorte le gouvernement à atténuer autant que possible tout impact potentiel», ajoute-t-il.

Soutenir les pubs

Les brasseurs craignent tout particulièrement un Brexit sans accord avec l'UE, une option que n'exclut pas le nouveau Premier ministre conservateur Boris Johnson, prêt à un divorce coûte que coûte le 31 octobre. Un «no deal» se traduirait notamment par un retour des droits de douane et des barrières non tarifaires.

En ces heures incertaines, réduire les taxes sur les bières servies dans les bars serait «un très bon moyen de soutenir les pubs», estime Tom Stainer. «Le gouvernement nous a toujours dit qu'on ne pouvait pas le faire à cause des règles qui régissent tous les États membres de l'UE».

«Un parfum d'agrumes»

Cet allègement fiscal, insiste Tom Stainer, pourrait aussi convaincre les consommateurs d'aller plus volontiers au pub, et avoir in fine un impact positif sur le lien social tout en contribuant à endiguer le déclin des pubs, dont 14 ferment chaque semaine au Royaume-Uni.

Soucieuse des 830 brasseries artisanales qu'elle représente, la Société britannique des brasseurs indépendants a publié de son côté un guide pour passer un Brexit en douceur. On y retrouve moult recommandations sur les étiquettes des bouteilles qu'il faudra modifier en raison du Brexit, ou le recours à des professionnels de l'exportation pour faciliter la transition.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • MRtroiscentsmillions le 07.08.2019 14:09 Report dénoncer ce commentaire

    Je crois vraiment que Mr.Johnson ne va pas vouloir assumer ce qu'il a déclenché ni ses promesses

  • the end is near le 07.08.2019 15:55 Report dénoncer ce commentaire

    Les anglais qui ont voté pour le Brexit avaient surement autre chose en tête que leurs bières.... toute cette mascarade va coûter des fortunes des 2 cotés de la Manche, c'est d'un ridicule à en pleurer....

  • Nemrod le 07.08.2019 15:43 Report dénoncer ce commentaire

    Je crois que malheureusement ce n'est qu'un début. La crainte d'un Brexit dur va s'enchaîner sur bien d'autres secteurs de l'économie. Le mal est déjà fait... Courage et persévérance.

Les derniers commentaires

  • Faitesvos reservedepq le 08.08.2019 21:24 Report dénoncer ce commentaire

    Oh mince plus de bières anglaises. pas grave je suis belge on se débrouillera bien

  • Chaque Zéro compte le 08.08.2019 07:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vous parlez de brasseries anglaises en illustrant l’article d’une pint de Guinness...pas mal, sauf que la Guinness est brassée depuis 1759 à Dublin, capitale de l’Irlande...

    • La photo veut tout dire le 08.08.2019 15:17 Report dénoncer ce commentaire

      Guinness appartient à Diageo..... leader mondial dans le secteur des alcools. On est loin des bières authentiques et brasserie artisanale mentionnées dans cet article, dont les bières s'exportent beaucoup moins car moins de moyens. Par contre Diageo ,aussi pour le Whisky, pourrait être affecté par un Brexit No deal.

  • Tonton Beber le 07.08.2019 19:23 Report dénoncer ce commentaire

    Une seule solution : brexiter le plus vite possible pour dissiper toutes ces peurs irrationnelles. Il ne se passera absolument rien avec le brexit.

  • BingeDrinker le 07.08.2019 16:25 Report dénoncer ce commentaire

    D'un autre côté, le propriétaire de la principale chaîne de bars et cafés britanniques, un ardent brexiteer, se réjouit déjà d'un no-deal Brexit, car il espère ainsi pouvoir facilement importer vins, bières et alcools de pays-tiers sans devoir payer les droits de douane et accises européens. Pas sûr que les brasseurs anglais apprécient son point de vue.

  • the end is near le 07.08.2019 15:55 Report dénoncer ce commentaire

    Les anglais qui ont voté pour le Brexit avaient surement autre chose en tête que leurs bières.... toute cette mascarade va coûter des fortunes des 2 cotés de la Manche, c'est d'un ridicule à en pleurer....

    • Tonton Beber le 07.08.2019 23:22 Report dénoncer ce commentaire

      Probablement pas tant que cela. Pas sûr que cela changera grand chose en fin de compte.