Santé

09 janvier 2018 09:11; Act: 09.01.2018 10:26 Print

Le travail de nuit facteur de cancer chez la femme

Une étude montre une augmentation de 19% du risque de cancer pour les femmes travaillant de nuit pendant plusieurs années.

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Les conclusions d'une étude montrent une augmentation de 19% du risque de cancer pour les femmes travaillant de nuit pendant plusieurs années. (photo: AFP)

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Le travail de nuit est lié à un risque accru de cancers du sein, gastro-intestinal et de la peau chez les femmes, selon l'analyse de plusieurs études publiée lundi dans «Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention», la revue de l'American Association for Cancer Research.

Cette enquête consiste en une analyse de 61 études couvrant 114 628 cas de cancer et 3,9 millions de participants en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie. Ces chercheurs, dont le cancérologue Xuelei Ma de l'Université chinoise Sichuan à Chengdu, ont cherché à déterminer si le fait de travailler de nuit pendant de longues années pouvait accroître le risque de onze types de cancer chez les femmes.

Un risque important de cancer de la peau

Une autre analyse a été effectuée sur les effets du travail de nuit pour six types de cancer parmi des infirmières. Les conclusions de cette étude montrent une augmentation de 19% du risque de cancer pour les femmes travaillant de nuit pendant plusieurs années.

Ce risque est le plus grand pour le cancer de la peau (41%), suivi par le cancer du sein (32%) et le cancer gastro-intestinal (18%) comparativement aux femmes n'ayant pas effectué de travail de nuit de façon durable.

Les chercheurs ont également indiqué que l'accroissement du cancer du sein n'a été constaté que chez les femmes travaillant de nuit en Amérique du Nord et en Europe. Selon eux, cela pourrait indiquer que ces femmes avaient des niveaux d'hormones sexuelles plus élevés ce qui accroît le risque de cancer mammaire.

Les contraintes du travail d'infirmière

Dans le groupe des infirmières, celles qui travaillaient de nuit avaient un risque nettement plus grand de cancer du sein (58%) ainsi que de cancer gastro-intestinal (35%) et du poumon (28%). De tous les métiers, les infirmières sont le groupe de femmes avec le risque le plus élevé de cancer du sein en travaillant la nuit pendant plusieurs années.

Mais cette fréquence accrue pourrait aussi s'expliquer par les connaissances médicales des infirmières et le fait qu'elles se soumettent plus fréquemment à des examens médicaux, relèvent les auteurs. Une autre explication réside dans les contraintes du travail d'infirmière, qui peut souvent être plus intense la nuit.

(L'essentiel/afp)

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