Corées

29 avril 2013 09:23; Act: 29.04.2013 12:19 Print

Les derniers Sud-​​Coréens évacuent Kaesong

Les derniers employés sud-coréens du site industriel intercoréen de Kaesong devaient rentrer chez eux lundi. Un départ inédit qui fait planer la menace d'une fermeture définitive du complexe.

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Séoul a décidé d'évacuer Kaesong, situé en territoire nord-coréen à 10 kilomètres de la frontière, après le rejet par la Corée du Nord d'une offre de dialogue destinée à sortir de l'impasse et à sauver des dizaines de milliers d'emplois.

Un premier contingent de 126 personnes, dont un Chinois, a franchi samedi le point de contrôle de Paju, sur la ligne de démarcation entre les deux Corées, à bord de véhicules chargés d'équipements divers.

La cinquantaine de personnes encore présentes sur ce site - principalement des fonctionnaires qui le gèrent ainsi que des ingénieurs en télécoms et en électricité - devaient rentrer vers 10h, lundi.

Accord attendu

«Nous avons notifié à la Corée du Nord le retour prévu de 50 personnes aujourd'hui (lundi) mais nous n'avons toujours pas reçu son accord», a indiqué le porte-parole du ministère de l'Unification, Kim Hyun-Seok. Samedi, le feu vert des Nord-Coréens leur était parvenu 30 minutes avant l'heure prévue du départ.

Après le gel des relations bilatérales en 2010, Kaesong est toujours resté ouvert, à de rares et brèves exceptions près.

Mais depuis le 3 avril, le Nord interdit aux Sud-Coréens l'accès à ce complexe, pourtant source essentielle de devises pour le régime isolé de Kim Jong-Un.

Déjà 53 000 évacuations début avril

Le 8 avril, il en a retiré ses 53 000 employés à un moment où les tensions étaient très vives sur la péninsule et où Pyongyang multipliait les menaces d'attaques nucléaires contre la Corée du Sud et son allié clé, les États-Unis.

Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Yun Byung-Se a assuré lundi que «la fenêtre de dialogue restait ouverte» au sujet de Kaesong. Mais «la Corée du Nord doit comprendre que son programme nucléaire et balistique n'est qu'une chimère», a-t-il ajouté.

(L'essentiel Online/AFP)