En Allemagne

26 février 2020 11:24; Act: 26.02.2020 17:15 Print

Les patients auront «le droit de choisir leur mort»

Saisie par des associations suisses, la Cour constitutionnelle fédérale a estimé que les Allemands avaient le «droit de choisir (leur) mort».

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La Cour constitutionnelle allemande a ouvert la voie au suicide «organisé». (photo: Keystone)

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La Cour constitutionnelle allemande a jugé mercredi qu'une loi de 2015 interdisant l'assistance au suicide «organisée» par des médecins ou associations était inconstitutionnelle. Cette loi privait les patients en phase terminale du «droit de choisir (leur) mort», a estimé Andreas Vosskuhle, président de la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe.

«Ce droit inclut la liberté de s'ôter la vie et de demander de l'aide pour le faire», a ajouté le président de la Cour. «Le droit de choisir sa mort n'est pas limité à certaines phases de la vie et de la maladie», a fait valoir le haut-magistrat.

Saisie par des associations suisses

La Cour de Karlsruhe était saisie par des associations allemandes et suisses d'aide au suicide, des médecins ou des patients. En 2015, le Bundestag, au terme d'échanges passionnés, avait banni l'assistance «organisée» au suicide, passible de trois années de prison, ainsi que la promotion du suicide assisté.

Mais deux ans plus tard, la Cour administrative de Leipzig, plus haute juridiction administrative allemande, avait rendu une décision surprise: les juges avaient considéré que «dans des cas exceptionnels, l’État ne peut empêcher l'accès d'un patient à des produits anesthésiques qui lui permettraient de se suicider de manière digne et sans douleur». L'application de cette décision était cependant bloquée depuis deux ans, sur instruction du ministère de la Santé à l'Institut fédéral des médicaments, qui a dû refuser «plus de cent demandes de malades», selon l'agence DPA.

Selon la Cour, le législateur dispose d'un «large éventail de possibilités», telles que des obligations d'information et d'attente, pour réglementer l'assistance au suicide. Mais, a-t-elle ajouté, l'aide ne doit pas être subordonnée au diagnostic d'une maladie incurable. «Nous pouvons regretter la décision (d'un malade de choisir de mourir), nous pouvons tout essayer pour le faire changer d'avis, mais nous devons finalement accepter sa libre décision», a fait valoir le président de la Cour.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Phi le 26.02.2020 11:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L‘Allemagne est entrain de mourir.

  • Unicorn le 26.02.2020 11:58 Report dénoncer ce commentaire

    C'est quand même incroyable à quel point le profit des autres, (en facturant leurs prestations de maintien en vie à ceux qui sont prêts à la quitter, avec des états physiques et mentales souvent indignes pour les concernés et leur entourage) l'emporte sur le principe découlant du habeas corpus, le droit d'avoir la décision indépendante sur son existence.

  • Oui c'est moi, qui d'autre? le 26.02.2020 17:45 Report dénoncer ce commentaire

    Quand un mec se suicide il ne demande pas la permission. Pourquoi quelqu'un qui veut une mort digne avec les siens devait-il demander la permission. On vit vraiment dans une société à la dérive, et pas un peu.

Les derniers commentaires

  • HelmutHeimat le 28.02.2020 14:46 Report dénoncer ce commentaire

    Je trouve la loi luxembourgeoise sur ce sujet est un modele que d'autres pourraient adopter

  • cerise le 26.02.2020 18:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si le patient veut mourrir aucun probleme c est son choix mais c est a lui vraiment de le dire car il faut dire qu il y en a qui profite de l euthanasie ou fausse euthanasie masquee je suis dans ce cas pour le moment et je defends une personne qui la ete et qui ne voulait pas j en suis sur ce n est pas apres une reanimation de 10 jours qu on pique les gens!!!!

  • Oui c'est moi, qui d'autre? le 26.02.2020 17:45 Report dénoncer ce commentaire

    Quand un mec se suicide il ne demande pas la permission. Pourquoi quelqu'un qui veut une mort digne avec les siens devait-il demander la permission. On vit vraiment dans une société à la dérive, et pas un peu.

  • Chérubin candide le 26.02.2020 16:49 Report dénoncer ce commentaire

    Ont-ils le droit de choisir comment ils vont mourir ? Autre que l'injection de produits anesthésiques, bien sûr. Ça serait logique, sinon ce n'est pas une liberté totale.

  • Le Scribe le 26.02.2020 15:47 Report dénoncer ce commentaire

    Enfin pour échapper aux griffes des gens sans coeur du fisc!