Stratégie militaire

19 décembre 2018 15:49; Act: 19.12.2018 21:47 Print

Les États-​​Unis envisagent un départ de Syrie

Les autorités américaines ont annoncé, mercredi, le retrait à venir de l'ensemble des 2 000 G.I.s stationnés en Syrie. Aucun calendrier précis n'a encore été annoncé.

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Les États-Unis estiment avoir accompli leur mission. (photo: AFP/Delil Souleiman)

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Le président des États-Unis, Donald Trump, qui estime avoir atteint son objectif de «vaincre le groupe État islamique» en Syrie, envisage désormais un retrait complet des troupes américaines stationnées dans ce pays. «Nous avons vaincu le groupe État islamique en Syrie, la seule raison pour moi pour laquelle nous étions présents pendant la présidence Trump», a tweeté le président américain. «C'est un retrait total» qui interviendra «aussi rapidement que possible», a indiqué mercredi un responsable américain sous couvert d'anonymat. «La décision a été prise hier» (mardi), a-t-il précisé.

Quelque 2 000 soldats américains sont actuellement déployés dans le nord de la Syrie. Si Donald Trump a, à plusieurs reprises, exprimé sa volonté de retirer les soldats américains de ce pays en guerre, plusieurs membres de son administration ont exprimé leurs différences sur ce dossier sensible. Au printemps, lorsque le sujet avait été remis sur la table, un compromis pour confirmer le statu quo sans heurter la susceptibilité du magnat de l'immobilier avait été trouvé: l'administration avait affirmé que le retrait restait «l'objectif», mais aucun calendrier n'avait été fixé.

La semaine dernière encore, l'émissaire des États-Unis pour la coalition internationale antijihadistes, Brett McGurk, assurait que les Américains avaient vocation à rester encore pendant un bon moment en Syrie. «Même si la fin du califat en tant que territoire est maintenant clairement à portée de main, la fin de l'EI prendra beaucoup plus longtemps», avait-il dit devant la presse à Washington. À plusieurs reprises, le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, a lui aussi mis en garde contre un départ précipité de la Syrie. «Nous devons éviter de laisser en Syrie un vide qui puisse être exploité par le régime d'Assad ou ses soutiens», avait-il ainsi expliqué en juin.

(L'essentiel/afp)