Éthiopie

18 octobre 2021 15:29; Act: 18.10.2021 16:16 Print

Plusieurs morts dans des frappes aériennes au Tigré

Au moins trois personnes ont été tuées lundi, par des frappes aériennes menées par les forces armées éthiopiennes sur Mekele, la capitale du Tigré, région du Nord du pays.

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«De nombreuses victimes viennent à (l'hôpital) Ayder. Le nombre de morts est de trois», a déclaré Hayelom Kebede, directeur de la recherche de cet établissement de santé, le principal de la ville de Mekele, au nord de l'Éthiopie.

Les forces armées éthiopiennes ont mené lundi, des frappes aériennes sur Mekele, marquant le premier bombardement connu de la capitale du Tigré, depuis le début de la guerre il y a presque un an, ont indiqué des sources humanitaires et diplomatiques.

Après des mois de tensions croissantes avec les autorités régionales, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a envoyé l'armée fédérale au Tigré (Nord) le 4 novembre 2020, pour les en chasser.

Les forces fédérales avaient rapidement pris le contrôle de la majeure partie de la région, dont celui de Mekele, le 28 novembre. Mais fin juin, le TPLF a repris l'essentiel du Tigré puis a poursuivi son offensive dans les régions voisines de l'Amhara et de l'Afar afin de mettre fin à ce qu'il qualifie de blocus humanitaire. Les frappes, lundi, touchaient selon ces sources humanitaires et diplomatiques, l'intérieur et l'extérieur de Mekele.

Depuis environ deux semaines, des sources rapportaient les signes d'une offensive d'Addis Abeba, susceptible de constituer une nouvelle phase de ce conflit qui a plongé des centaines de milliers de personnes dans la famine, selon l'ONU.

Des civils visés

«Une frappe aérienne touche maintenant Mekele», a déclaré un responsable humanitaire s'exprimant sous couvert d'anonymat. Ces attaques ont été confirmées par une deuxième source humanitaire et deux diplomates. La première frappe a eu lieu dans la matinée à la périphérie de la ville près d'une usine de ciment, ont indiqué ces sources.

La deuxième a eu lieu en milieu de journée dans le centre ville, près de l'hôtel Planet - par le passé souvent utilisé par les responsables du TPLF. Depuis le début du conflit, des frappes aériennes ont été signalées dans la région mais pas à l'intérieur de Mekele.

Getachew Reda, porte-parole du TPLF, a déclaré sur Twitter que les forces fédérales avaient visé «des civils à l'intérieur et à l'extérieur de Mekele». «Le lundi est jour de marché à Mekele et l'intentionnalité est claire», a-t-il écrit.

(L'essentiel/AFP)