En Turquie

21 octobre 2019 15:20; Act: 21.10.2019 15:40 Print

Prison à vie pour l'auteur d'un féminicide

Un homme jugé pour avoir poignardé à mort son ex-femme dans un café, sous les yeux de leur fille de dix ans, a été condamné à la perpétuité.

storybild

Le meurtre d'Emine Bulut avait provoqué une onde de choc en Turquie. (photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Les images du féminicide avaient choqué la Turquie: un tribunal turc a condamné lundi à la prison à vie un homme jugé pour avoir poignardé à mort son ex-femme dans un café, sous les yeux de leur fille de dix ans.

Fedai Varan a été reconnu coupable d'«homicide volontaire» sur son ex-femme Emine Bulut et condamné à une peine de prison à perpétuité, selon l'agence de presse étatique Anadolu. Filmé par des témoins, le meurtre d'Emine Bulut, 38 ans, a suscité une onde de choc en Turquie, où les violences contre les femmes sont un mal endémique.

«Je ne veux pas mourir»

Un total de 354 femmes ont été tuées en Turquie au cours des neuf premiers mois de 2019, selon le groupe de défense des droits des femmes. «Nous ferons cesser le féminicide». En 2018, on en comptait 440, contre 121 en 2011.

Le procès de M. Varan s'était ouvert le 9 octobre, dans une ambiance extrêmement tendue. Des proches d'Emine Bulut s'étaient notamment précipités sur l'accusé après que la cour a projeté une vidéo montrant les derniers moments de la victime, recouverte de sang, se tenant le cou, et implorant : «Je ne veux pas mourir».

«S'il te plaît, ne meurs pas»

Dans cette même vidéo, la fille de la victime, âgée de dix ans, supplie sa mère grièvement blessée de tenir bon, répétant: «S'il te plaît, ne meurs pas». Après avoir été arrêté, M. Varan avait tenté de justifier son geste en affirmant à la police que son ex-femme l'avait «insulté».

Des associations accusent régulièrement la justice turque de prononcer des peines insuffisantes, dans certains cas, contre des accusés qui affirmaient avoir été «provoqués». Le meurtre d'Emine Bulut a provoqué de nombreuses manifestations de soutien à la lutte contre les violences faites aux femmes.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Grand Maître le 21.10.2019 16:46 Report dénoncer ce commentaire

    Aussi longtemps que les femmes ne seront pas mieux protégées et par la loi et dans les faits, des drames ainsi vont continuer, malheureusement ...

  • wesh jack le 21.10.2019 22:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mérité . bravo a la Turquie

  • Ted le 21.10.2019 20:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bravo. Nos institutions doivent prendre en exemple les Turques sur ce coup là. Je précise que je cautionne pas le reste mais sur ce point je dis BRAVO

Les derniers commentaires

  • wesh jack le 21.10.2019 22:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mérité . bravo a la Turquie

  • Ted le 21.10.2019 20:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bravo. Nos institutions doivent prendre en exemple les Turques sur ce coup là. Je précise que je cautionne pas le reste mais sur ce point je dis BRAVO

  • Rigoberta Menchu le 21.10.2019 18:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et pourtant dans notre script à l'usine on doit être contre metoo et le féminisme occidental décadent etc. mais quand je vois tragédie comme ça je me pose la question, pourquoi ???

  • Grand Maître le 21.10.2019 16:46 Report dénoncer ce commentaire

    Aussi longtemps que les femmes ne seront pas mieux protégées et par la loi et dans les faits, des drames ainsi vont continuer, malheureusement ...