À Hong Kong

01 mars 2021 08:59; Act: 01.03.2021 10:16 Print

Rassemblement de soutien aux opposants inculpés

Des centaines de militants pro-démocratie se sont rassemblés lundi matin, aux abords d’un tribunal de Hong Kong.

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«Libérez les prisonniers politiques», «Debout pour Hong Kong», scandaient des protestataires. (photo: AFP/Anthony Wallace)

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Pékin a engagé en 2020 une reprise en main musclée de sa région semi-autonome, dans la foulée de l’immense mobilisation pour la démocratie qui a ébranlé l’ex-colonie britannique pendant des mois en 2019.

L’un des principaux outils de cette répression est une loi draconienne sur la sécurité nationale qui a été imposée par Pékin à Hong Kong. Les interdictions de rassemblement quasi permanentes ordonnées pour lutter contre le coronavirus ont aussi permis aux autorités d’empêcher presque toutes les velléités de manifestation.

Décision condamnée

Dimanche, la police a engagé des poursuites pour «subversion» contre 47 figures du camp pro-démocratie pour subversion, soit le groupe le plus important à avoir été inculpé le même jour au nom de la loi sur la sécurité nationale. Cette décision a été fortement condamnée par les capitales occidentales, à commencer par Washington et Londres, qui accusent Pékin de renier sa promesse de préserver les libertés hongkongaises faite au moment de la rétrocession en 1997.

Lundi, des centaines de personnes faisaient la queue pour entrer dans le tribunal de Kowloon où devaient comparaître les opposants pour leur inculpation formelle. Il s’agissait, dans le contexte de la pandémie, du plus important rassemblement pro-démocratie en plusieurs mois dans l’ex-colonie britannique.

«Libérez Hong Kong»

«Libérez les prisonniers politiques», «Debout pour Hong Kong», scandaient des protestataires. «Libérez Hong Kong, la révolution de notre temps», disaient d’autres en reprenant le leitmotiv de la mobilisation de 2019, un slogan qui est désormais illégal en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Certains faisaient le salut à trois doigts, symbole de résistance dans plusieurs pays asiatiques, comme la Thaïlande ou la Birmanie. Des élèves d’une école voisine ont par ailleurs été entendus lançant des encouragements aux prévenus des fenêtres de leur établissement.

Kwan Chun-sang, un conseiller local, a expliqué avoir passé la nuit dans la rue, près du tribunal, pour être sûr de figurer parmi les premiers dans la file d’attente permettant d’accéder aux bancs du public, dans la salle d’audience. «Peu après que les poursuites aient été lancées hier, j’ai décidé de venir et de passer la nuit ici», a-t-il dit à l’AFP. «Je veux montrer mon soutien aux militants pro-démocratie.»

Un petit groupe de partisans du gouvernement était également aux abords du tribunal pour crier leur soutien aux autorités. «Punissez sévèrement les traîtres, appliquez la loi sur la sécurité et jetez-les derrière les barreaux», pouvait-on lire sur une banderole.

(L'essentiel/afp)