Aux États-Unis

01 octobre 2020 18:22; Act: 02.10.2020 12:53 Print

Tous les jihadistes américains de l'EI rapatriés

Les États-Unis ont rapatrié tous les jihadistes américains poursuivis pour leur soutien à l'EI et détenus en Syrie et en Irak, a annoncé jeudi, le ministère américain de la Justice.

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Les États-Unis ont appelé les autres pays à faire de même. (photo: AFP/Alex Wong)

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Quatre membres présumés de l'EI ont été remis récemment à la justice américaine, portant à dix le nombre de combattants inculpés pour terrorisme. Au total, 27 ressortissants américains ont été transférés de lieux de détention contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS), l'alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington qui a mené la lutte contre l'EI, a précisé le ministère, dans un communiqué.

«Après les rapatriements de cette semaine, les États-Unis ont ramené tous les Américains partisans de l'EI que l'on sait détenus par les FDS et contre lesquelles nous avons des charges», a expliqué John Demers, ministre-adjoint chargé de la Sécurité nationale. Nathan Sales, coordinateur pour la lutte antiterroriste au ministère des Affaires étrangères, a de son côté appelé «les autres pays, spécialement ceux d'Europe de l'Ouest, à prendre leurs responsabilités concernant leurs ressortissants» en les rapatriant pour les juger. Le sort des anciens combattants jihadistes étrangers détenus en Syrie et en Irak, parfois avec leurs femmes et leurs enfants, divise les États-Unis et l'Europe.

Politique du «cas par cas»

Washington défend depuis longtemps la nécessité de reprendre dans leur pays d'origine les jihadistes détenus. Les Européens, mais aussi des pays arabes, préfèrent qu'ils soient jugés et purgent leur peine dans le pays où ils ont commis leurs crimes. Signe du fossé entre Washington et ses alliés, les États-Unis ont mis fin août leur veto à une résolution de l'ONU sur le sort des combattants jihadistes étrangers au motif que le texte ne demandait pas leur rapatriement.

En Europe, plusieurs pays, comme la France ou la Belgique, ont adopté une politique du «cas par cas» pour rapatrier des enfants de jihadistes, voire leur mère, détenus au Moyen-Orient.

(L'essentiel/afp)