Infanticide au Canada

17 octobre 2020 22:24; Act: 17.10.2020 22:52 Print

Un criminel trahi par son ADN 36 ans plus tard

Le meurtrier d'une fillette de 9 ans a été identifié grâce à l’analyse d’un échantillon de sperme. Ce meurtre, datant de 1984, avait entraîné la condamnation d'un innocent.

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«S'il était vivant aujourd'hui, la police de Toronto irait arrêter Calvin Hoover pour le meurtre de Christine Jessop» (photo: Police Toronto)

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L’identité du meurtrier a été découverte grâce à l’analyse d’un échantillon d'ADN de sperme prélevé sur les sous-vêtements de la fillette par un laboratoire américain spécialisé. Celui-ci a fait ressortir le nom de Calvin Hoover, mort en 2015. Âgé de 28 ans au moment des faits, cet homme se serait suicidé selon plusieurs médias. Il était proche de la famille de la jeune victime, enlevée, violée puis tuée à coups de couteau près de Toronto.

«S'il était vivant aujourd'hui, la police de Toronto irait arrêter Calvin Hoover pour le meurtre de Christine Jessop», a déclaré lors d'une conférence de presse le chef intérimaire de la police de Toronto.La fillette avait été enlevée après avoir quitté son domicile de Queensville (nord de Toronto) le 3 octobre 1984. Son corps avait été retrouvé trois mois plus tard dans un champ à une cinquantaine de kilomètres de là. Un voisin des Jessop, Guy Paul Morin, avait été arrêté en 1985 et condamné à la prison à vie pour ce meurtre. Il avait toujours clamé son innocence, avant d'être finalement disculpé par des analyses d'ADN puis remis en liberté en 2015. Après cette erreur judiciaire, le gouvernement de l'Ontario lui avait versé l’équivalent de 800 000 euros de dédommagements.

La découverte de l'identité du meurtrier de la fillette a soulevé de nouvelles questions concernant les derniers jours de la vie de la petite Christine, a expliqué le porte-parole de la police qui a lancé un appel à témoins. Guy Paul Morin, prévenu en personne de cette découverte par la police de Toronto, s'est dit heureux que son honneur soit définitivement lavé. «C'est quelque chose que j'ai toujours espéré», a-t-il déclaré à la presse. «Le système judiciaire m'a laissé tomber, mais la science m'a sauvé».

(L'essentiel/afp)