Aux États-Unis

23 septembre 2020 07:47; Act: 23.09.2020 09:28 Print

Une Québécoise inculpée pour la lettre empoisonnée

La femme qui avait envoyé au président américain une lettre contenant de la ricine restera incarcérée aux États-Unis, en attendant la suite de la procédure judiciaire.

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La résidente du Québec a comparu au tribunal de Buffalo, à la frontière canadienne où elle avait été arrêtée dimanche. (photo: Keystone)

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La femme québécoise accusée d’avoir envoyé une lettre empoisonnée à Donald Trump a été mardi, formellement inculpée de menaces contre le président des États-Unis, lors d’une audience devant un tribunal de l’État de New York. Elle a demandé à y être représentée par un avocat commis d’office.

Pascale Ferrier, 53 ans, résidente du Québec, a comparu au tribunal de Buffalo, à la frontière canadienne où elle avait été arrêtée dimanche, devant un magistrat fédéral, en présence d’une avocate commise d’office dont elle a requis les services pour le reste de la procédure, et d’un interprète français-anglais. S’il ne lui était pas demandé de décider à ce stade de plaider coupable ou non coupable, le juge Kenneth Schroeder a indiqué qu’il plaidait non coupable en son nom, ce qui lui garantit plus de droits à ce stade.

«L’affreux clown tyrannique»

Selon l’acte d’accusation rendu public mardi, c’est elle qui a adressé au président américain une lettre reçue vendredi au centre de tri postal de la Maison-Blanche, contenant de la ricine, poison potentiellement mortel produit par le traitement de graines de ricin.

Selon l'agent qui a mené l’enquête, la lettre renfermait un mot destiné au président qui disait: «J’ai trouvé pour vous un nouveau nom: "L’affreux clown tyrannique", j’espère qu’il vous plaira. Vous ruinez les États-Unis et les conduisez au désastre». «Abandonnez, ne vous présentez pas à cette élection», ajoutait-elle, avant de souligner avoir glissé dans la lettre «un cadeau spécial» – le poison – pour «l’aider» à se décider. «Si ça ne marche pas, je trouverais une meilleure recette pour un autre poison, ou j’utiliserais mon arme le jour où je pourrais venir», concluait-elle, en signant «Free Rebel Spirit» «L’esprit rebelle libre», en français).

«Un haut risque de fuite»

Des formules et une signature que les enquêteurs disent avoir retrouvées dans six autres lettres envoyées au Texas mi-septembre, à des personnes travaillant dans des centres de détention où Pascale Ferrier a été incarcérée en 2019, après son arrestation pour possession illégale d’armes à feu, selon le document. Un langage similaire aurait été utilisé sur des comptes Facebook et Twitter également attribués à Pascale Ferrier, selon ce document.

L’accusée, qui ne s’est exprimée que par monosyllabes lors de l’audience mardi, a demandé une audience spéciale, fixée au 28 septembre, lors de laquelle les procureurs américains devront apporter les preuves de son identité avant de pouvoir poursuivre la procédure. En attendant, elle restera incarcérée aux États-Unis, les procureurs jugeant qu’elle présente «un haut risque de fuite».

(L'essentiel/afp)

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