Enfance difficile
21 février 2012 15:25; Act: 21.02.2012 16:29 Print
Maïwenn s'effondre en direct à la télé
La réalisatrice du film «Polisse» n'a pas supporté de voir une photo de sa mère dans l'émission «C à vous». Elle a été choquée et n'arrivait plus à parler.
Un grand malaise s’est instauré lundi soir sur le plateau de «C à vous» sur France 5 lorsqu'Alessandra Sublet a mentionné une anecdote entre Isabelle Adjani et Maïwenn. «Quand ma mère a compris que j’étais fascinée par Isabelle Adjani parce que je l’avais jouée enfant, ça a toujours été une menace pour moi, de sentir que ma mère jalousait que je sois fan d’Isabelle Adjani...», a déclaré la réalisatrice française, avant de s’interrompre.
Elle venait de voir une photo de sa mère diffusée sur un écran face à elle. «Ouh là, c’est pas très gentil de mettre la photo de ma mère», a déclaré Maïwenn, visiblement très troublée. «De votre maman? Elle est jolie», a répondu Alessandra Sublet. «Oui, mais il ne faut pas la mettre», a rétorqué Maïwenn. Elle a alors baissé la tête, peinant à retenir ses larmes, pris sa tête dans ses mains et bougonné un: «Rho, putain». L’animatrice s’est excusé et a tenté de changer de sujet mais s'est rapidement rendu compte qu’une coupure pub s’imposait. Après la pause, l’émission a repris et Maïwenn semblait aller mieux.
Une enfance passée sous les coups
En fait, si Maïwenn n’a pas supporté de voir la photo de sa mère c’est qu’elle a été traumatisée par son enfance. En 2011, elle avait parlé de son dur vécu dans différents médias. Étonnant que l'équipe de France 5 soit passée à côté de cette information. «Passer son enfance à se faire taper dessus et à s'entendre dire que l'on est qu'une merde promise à un avenir de merde, et ce, par les deux personnes que l'on aime le plus au monde, comment voulez-vous qu'il n'en reste pas des traces à vie?, avait-elle déclaré au magazine Psychologies. Pendant des années, j'ai été amenée à me taper la tête contre les murs ou à me taillader les bras. Pour que l'on m'aime».
«Mon père m’a maltraitée physiquement et verbalement. Mais il le reconnaît, c’est important. Ma mère, qui a été physiquement violente jusqu’à mes 15 ans, continue de nier», déclarait-elle en octobre dernier à Libération.
Dans une autre interview de la même époque, accordée au Nouvel Observateur, la réalisatrice avait donné plus de détails sur les sévices dont elle a été victime. «[Ma mère] a commencé à me frapper quand mon corps a changé, quand je suis devenue ado. Je sentais énormément de jalousie, elle n'arrivait plus à se positionner comme mère, elle se trouvait en concurrence. Je lui faisais peur. Ma mère dit que j'invente tout pour plaire aux journalistes, que j'ai trouvé mon fonds de commerce. Ma mère, c'est un poison pour moi. Elle me pourrit la vie. Elle épluche toutes mes interviews. Elle me harcèle d'un tsunami de mails et de messages sur mon portable comme quoi je suis mytho. Jamais elle ne se positionne comme la mère d'une victime».
(L'essentiel Online/fab)




















