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28 janvier 2017 20:05; Act: 28.01.2017 20:09 Print

Affaire Kardashian: «Tout était sur Internet»

Le quotidien «Le Monde» a eu accès au procès-verbal d'un des braqueurs présumés de Kim Kardashian et en a publié samedi des extraits.

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Deux semaines après la publication d'extraits de l'audition de la vedette américaine de télé-réalité Kim Kardashian par Le Journal du dimanche, c'est au tour du Monde de dévoiler des passages du procès-verbal de l'organisateur présumé du braquage de la star survenu en octobre 2016 à Paris. Aomar Ait Khedache, 60 ans, dit le «Vieux», a commencé par nier toute implication avant de reconnaître sa participation aux faits et de donner des éléments pour le moins surprenants sur l'organisation du braquage.

Confirmant aux enquêteurs qu'ils avaient bénéficié de «renseignements très précis» sur les allées et venues de la star à Paris venant de «quelqu'un qui lui était très proche», il a en effet précisé: «L'affaire proprement dite était donnée sur Internet, avec tout. Les bijoux présentés sur Internet, précisant qu'elle ne portait pas de faux bijoux. Qu'il n'y avait pas de faux, les horaires quand elle venait en France (…) il suffisait de regarder sur Internet pour tout savoir, absolument tout», peut-on lire dans l'article du Monde.

«Avec douceur»

M. Khedache aurait par la suite qualifié de simple ce braquage: «Ce n'était pas un gros vol à main armé. Il suffisait de neutraliser le veilleur de nuit et d'accéder à la chambre (…) J'ai tout de suite été emballé. C'était une affaire très simple. Ça n'était pas un truc violent. C'est pas un braquo quoi.» Selon M. Khedache, une fois sur place: «On lui prend les bijoux. (…) On la prend. La personne qui est avec moi l'a attachée sur le lit je crois (…) Et je l'ai posée dans la salle de bains. On est redescendu.» «Avec douceur», ajoutera-t-il, tout en précisant: «Mais on n'a pas exhibé d'arme devant une femme.»

Des propos qui semblent bien éloignés du récit fourni par Kim Kardashian: «Les deux hommes étaient cagoulés, l'un avait un masque de ski et il avait une casquette et une veste avec Police écrit dessus. (...) Il m'a demandé avec un fort accent français ma ring (bague). Elle se trouvait sur la table de chevet, elle vaut 4 millions de dollars. (...) Je lui réponds que je ne sais pas, il sort une arme et je lui montre la bague. Il a dirigé l'arme vers moi. Il prend la bague, il a des gants. Il m'a demandé où sont les bijoux et l'argent.»

Un premier projet n'avait pas pu être réalisé et le braquage proprement dit aura finalement lieu dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016. «Une première fois, elle est venue; tout était prêt pour la recevoir», a ainsi expliqué M. Khedache. Mais leur contact leur explique alors que ce n'est pas possible. «Il y avait trop de monde autour d'elle.»

(L'essentiel)