Harry et Meghan

17 mai 2018 09:37; Act: 17.05.2018 12:03 Print

«C'est comme si c'était notre mariage»

Une anthropologue a disséqué le mariage royal entre Harry et Meghan Markle, qui aura lieu samedi, à Windsor.

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Lorsque le prince Harry épousera Meghan Markle, samedi, l'anthropologue Kaori O'Connor observera avec une attention toute professionnelle ce «conte de fées pour adultes».

«C'est comme si c'était notre mariage, notre épouse», dit la chercheuse, attachée au University College, à Londres. «Bien sûr, nous n'avons aucun lien de parenté avec eux mais ils nous symbolisent», relève-t-elle. «Ils représentent tout ce qui compte pour nous mais que nous ne sommes pas en mesure d'énoncer», selon elle.

Au moment où la société britannique est profondément divisée par le Brexit, les événements royaux sont un rare répit permettant de communier dans les mêmes valeurs. «Ça touche à quelque chose de profond», relève-t-elle, «des valeurs fondamentales telles que la loyauté, la famille, l'histoire et la foi dans son pays», qui vont résonner chez les Britanniques, le jour du mariage.

«Comportement tribal»

Les événements royaux sont une version «simplifiée» de ces valeurs, pour O'Connor. «C'est quelque chose qu'on sent sans avoir à y réfléchir (...) Une grande cérémonie britannique vous fait venir les larmes aux yeux», assure-t-elle. Kaori O'Connor est l'auteur de plusieurs ouvrages d'anthropologie sociale, dont l'un sur «Le petit-déjeuner britannique».

Elle s'intéresse particulièrement aux fans qui camperont à Windsor, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Londres, la nuit précédant le mariage pour s'assurer d'avoir la meilleure vue lors du passage des jeunes mariés en calèche à travers la ville. «C'est un comportement tribal», souligne-t-elle.

Les touristes viennent du monde entier à Windsor pour le mariage, preuve que l'intérêt pour la cérémonie va bien au-delà du Royaume-Uni. Selon un sondage Ipsos réalisé auprès de 21 000 personnes dans 28 pays, un tiers des Britanniques sont «assez intéressés» par le mariage, mais cette proportion va jusqu'à 54% des sondés en Inde et 49% en Afrique du Sud, affirme l'étude.

(L'essentiel/afp)