Cannes-2012

18 mai 2012 11:43; Act: 18.05.2012 12:05 Print

Audiard réussit son retour sur le tapis rouge

La deuxième journée du Festival De Cannes a vu la compétition officielle commencer avec la présentation de «De Rouille et d'Os», réalisé par le réalisateur français.

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Toujours sous un soleil radieux, la compétition est entrée jeudi dans le vif du sujet à Cannes avec «De Rouille et d'Os»: Jacques Audiard, ovationné, s'est offert un retour remarqué et Marion Cotillard, pour une première en compétition, a marqué les esprits.
Le film a été longuement acclamé à l'issue de la projection officielle en soirée: «L'une des plus belles ovations de ces dernières années, énorme», a indiqué Thierry Frémaux, responsable de la sélection.

Grand Prix à Cannes en 2009 avec «Un Prophète», capté dans l'univers confiné des prisons, sombre et masculin, Audiard souhaitait renouer avec les femmes, les grands espaces et la lumière. L'acteur belge Matthias Schoenaerts, qui partage l'affiche avec Mario Cotillard, s'impose déjà comme la nouvelle coqueluche de la Croisette.

Candidat sérieux à la Palme d'or

Premier des 22 films en compétition officielle, «Moonrise Kingdom», récit onirique de deux enfants amoureux qui échappent au monde des adultes, a séduit de nombreux critiques français et étrangers, selon les sondages réalisés par les revues Screen, Le Film Français et Gala.

Le New York Times, The Australian, le London Evening et The Times sont emballés (trois étoiles), tout comme les magazines français Première, Les Cahiers du Cinéma, 20 Minutes et Télérama. La Croix, Le Monde, L'Humanité, Ouest-France, Le Parisien et Le Journal du Dimanche ont aimé «beaucoup» (deux étoiles). Pour RTL, BFMTV, Gala, 20 minutes et TechniKart, «De rouille et d'os» de Jacques Audiard est un sérieux candidat pour la Palme d'or.

L'homme du jour… est un absent: Woody Allen n'a pas fait le voyage jusqu'à Cannes pour l'avant-première d'un documentaire hors compétition qui lui est consacré. «Woody Allen, A Documentary» de Robert Weide permet de s'approcher d'un cinéaste à part, de sa relation à l'écriture, au désir, à la vie. En héros principal pour une fois, Woody Allen reconnaît très volontiers que son oeuvre est de qualité inégale. Habitué de Cannes où une dizaine de ses films ont été projetés, mais toujours hors compétition, Woody Allen insiste sur l'illusion de ce rendez-vous que sa femme et ses enfants adorent mais qu'«il faut apprendre à ne pas prendre au sérieux».

(L'essentiel Online/AFP)