67e Festival de Cannes

14 mai 2014 18:09; Act: 14.05.2014 18:33 Print

Des stars, des films et des polémiques!

Le plus grand rendez-vous mondial du 7e art débute ce mercredi avec la biographie contestée de «Grace de Monaco» en attendant la sulfureuse version de l'affaire DSK.

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Entre les enfants de Grace et Rainier qui ne veulent pas entendre parler du film et l'influent distributeur Harvey Weinstein qui exige du réalisateur Olivier Dahan ("La môme") un autre montage pour le public américain, «Grace de Monaco» ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Les chasseurs d'autographes qui campent devant le tapis rouge ne verront donc pas la famille princière mais Nicole Kidman, qui incarne Grace, sera là le 14, première d'une nuée de stars attendues jusqu'au 25: Robert Pattinson, Kirsten Stewart, Hillary Swank, Ryan Gosling, Tommy Lee Jones, Catherine Deneuve, Guillaume Canet ou Marion Cotillard. Une armée de VIP protégée par une surveillance policière renforcée.

Côté scandale, il ne faudra pas oublier "Welcome to New York", librement inspiré de l'affaire DSK, avec Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset. Qu'il soit finalement retenu ou pas dans la sélection officielle, ses promoteurs le montreront à Cannes et le sortiront directement en vidéo à la demande le 17 mai en France, mais pas en salles. Un quasi blasphème pour les exploitants.

Le retour de Godard

La course à la Palme d'or débutera jeudi pour la vingtaine de films en lice réunissant des valeurs sûres cannoises («toujours les mêmes!», râlent certains): les frères Dardenne (Belgique, déjà deux Palmes à leur actif 1999 et 2005), Ken Loach (GB, Palme d'or 2006) et Mike Leigh (GB, Palme d'or 1996) ou David Cronenberg (Canada, Prix spécial du jury 1996), Naomi Kawase (Japon, Grand prix du jury 2007) et Nuri Bilge Ceylan (Turquie, Grand prix du jury 2011). Le retour en compétition, avec «Adieu au langage», de Jean-Luc Godard, inclassable réalisateur franco-suisse, parfois dénigré, plus souvent adulé, fait déjà frémir les cinéphiles. Il n'a jamais été récompensé sur la Croisette.

Il y aura aussi du sang neuf, comme le Canadien Xavier Dolan, pour la première fois en compétition à 25 ans. Ce surdoué dévoilera «Mommy» alors que son dernier opus, «Tom à la ferme», est encore en salles. Autre petits nouveaux de la compétition, l'Américain Bennett Miller, auteur précédemment de «Truman Capote», avec Philip Seymour Hoffman, l'Italienne Alice Rohrwacher ou encore l'Argentin Damian Szifron. Et les Français? Bertrand Bonello présentera le très attendu «Saint Laurent», quelques mois après la sortie d'un autre biopic sur le couturier. Après Pierre Niney, c'est Gaspard Ulliel qui l'incarne.

Les Chinois en masse au marché du film

Deux tandems d'actrices inattendus aussi: Juliette Binoche et Kirsten Stewart, dans «Sils Maria», d'Olivier Assayas; Bérénice Bejo et Annette Benning, dans «The search», un film sur la guerre en Tchétchénie de Michel Hazanavicius, heureux réalisateur du carton «The Artist». Tous seront départagés par un jury présidé par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, seule femme à avoir reçu la Palme d'or, pour «La leçon de piano», en 1993. Elle aura a ses côtés des acteurs comme Willem Dafoe et Carole Bouquet ainsi que des réalisateurs, dont Sofia Coppola, Nicolas Winding Refn et Jia Zhangke.

Cannes, c'est aussi le plus grand marché mondial du cinéma, lieu unique où les producteurs viennent montrer des bouts de films en tournage ou des œuvres terminées pour trouver des acheteurs de tous pays. La Chine, à qui les Occidentaux font les yeux doux face à un gigantesque marché potentiel, se présente cette année avec une délégation record de quelque 400 personnes.

(L'essentiel/AFP)