Styliste décédé

29 août 2019 14:14; Act: 29.08.2019 15:13 Print

Giabiconi pense encore souvent à Lagerfeld

Le top français ne s'est toujours pas remis du décès du styliste allemand qui a lancé sa carrière. Les deux hommes s'aimaient profondément.

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Baptiste Giabiconi et Karl Lagerfeld avaient une relation fusionnelle. (photo: Loic Venance)

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Depuis la mort de Karl Lagerfeld, le 19 février dernier, Baptiste Giabiconi est inconsolable. Le top model, découvert à l'âge de 18 ans par le styliste allemand, avait une complicité unique avec ce dernier. «C'était une relation père-fils pleine de bienveillance. Je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour le protéger, car je l'aimais comme un père», confie le Français de 29 ans à Têtu.

Lors de ses débuts dans la mode, le mannequin a été la cible de critiques virulentes, traité notamment de «toy boy». Mais pour Baptiste, sa relation avec le couturier ne lui a jamais paru déplacée. «Karl était possessif, mais de manière bienveillante et protectrice. Pas comme une petite amie jalouse. Avant lui, personne n'avait jamais posé le regard sur moi, se souvient-il. On s'aimait. Profondément. D'un amour qui n'existe pas, qu'on s'est créé».

«Il veille encore sur moi»

La mort du Kaiser a donc bouleversé le jeune homme. «La dévastation de perdre un être cher, qui m'a tout appris, qui m'a fait renaître. C'était un pilier, un Pygmalion… une âme sœur. J'ai refusé toutes les sollicitations des médias, car j'avais besoin de faire mon deuil, qui n'est toujours pas terminé d'ailleurs. Maintenant, il s'agit de continuer à le faire vivre et perdurer», confie le top model, qui prépare actuellement un documentaire sur le designer.

Le seul regret de Baptiste: ne pas avoir pu serrer son mentor une dernière fois dans ses bras, afin de lui exprimer encore tout l'amour qu'il ressentait pour lui. «Karl croyait beaucoup aux énergies, et vu qu'il voyait en moi un beau destin, je veux continuer le chemin que j'ai entrepris avec lui, dit-il. Je suis croyant et je reste persuadé qu'il veille encore sur moi aujourd'hui».

(L'essentiel)