Mostra de Venise

07 septembre 2019 20:00; Act: 07.09.2019 20:07 Print

Mick Jagger: «Ils sont en train de ruiner le monde»

Lors du festival de Venise, le chanteur des Rolling Stones n'a pas caché sa colère et son amertume envers les dirigeants américains, britanniques et brésiliens.

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Mick Jagger a tenu ces propos lors de la présentation du film «The Burnt Orange Heresy» à Venise. (photo: AFP)

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Mick Jagger a attaqué samedi le président américain Donald Trump, dénonçant sa grossièreté et ses mensonges, et sa politique en matière d'environnement lors de la Mostra de Venise. Le chanteur des Rolling Stones a déclaré soutenir les jeunes militants défendant le climat, qui ont occupé un temps le tapis rouge de la Mostra samedi.

Il a déploré le niveau auquel s'est abaissée selon lui la politique, «y compris dans mon propre pays cette semaine», faisant référence au Royaume-Uni dont le Premier ministre Boris Johnson a qualifié le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn de «poulet chloré». Le rockeur britannique, âgé de 76 ans, a déploré «la polarisation et l'incivilité dans la vie publique», tout en reconnaissant que lui-même, connu pour ses frasques, n'était «pas toujours pour la civilité» lui-même.

«Sociopathes sans cœur»

«Mais quand vous voyez ce qui se passe maintenant dans tellement de pays, y compris le mien mais en particulier aux États-Unis, c'est un changement radical», a-t-il dit. «Il ne s'agit pas seulement de bonnes manières, mais je me demande où toute cette polarisation, cette grossièreté et ces mensonges vont nous mener», a-t-il ajouté. Mick Jagger a tenu ces propos lors de la présentation du film «The Burnt Orange Heresy», thriller dont l'intrigue se déroule dans le monde de l'art, et dans lequel il joue le rôle d'un riche collectionneur d'art.

«Vous ne leur laisserez rien»

Un autre musicien célèbre, le britannique Roger Waters, membre fondateur du mythique groupe Pink Floyd, a dénoncé MM. Johnson et Trump, les qualifiant de «sociopathes sans cœur» vendredi à Venise. Il a aussi estimé que, comme le président brésilien Jair Bolsonaro, Trump et Johnson s'étaient lancés dans «une quête obstinée pour détruire cette belle planète». Signé de l'Italien Giuseppe Capotondi, «The Burnt Orange Heresy», qui adapte le roman éponyme de l'Américain Charles Willeford, met en aussi en scène le Canadien Donald Sutherland.

Ce dernier a lui aussi été critique à l'égard des dirigeants américain, britannique et brésilien, qu'il a accusés d'empêcher une lutte efficace contre le changement climatique. «Quand vous avez mon âge, 85 ans, et que vous avez des enfants, des petits-enfants, vous ne leur laisserez rien si vous ne votez pas pour mettre dehors ces gens, au Brésil, à Londres et à Washington», a-t-il dit. «Ils sont en train de ruiner le monde».

(L'essentiel/afp)