Polémique

19 juin 2019 18:22; Act: 20.06.2019 17:35 Print

Un styliste accuse Aya Nakamura de plagiat

Un styliste a assigné la chanteuse Aya Nakamura pour «parasitisme» au tribunal de Nanterre. Il l'accuse de s'être inspirée de lui pour des tenues qu'elle porte dans un clip.

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L'assignation lancée par Kyo Jino est parvenue mardi à L'interprète du tube «Djadja» a reçu mardi, via la société de booking Totem Production, une assignation de justice lancée par le styliste Kyo Jino. Le designer parisien de 23 ans, qui dit travailler régulièrement avec des artistes en vogue comme la rappeuse Shay ou encore l'ex-candidat français à l'Eurovision Bilal Hassani, accuse l'artiste malienne d'avoir «repris» l'idée de modèles qu'il lui avait présentés quelques mois auparavant, notamment deux robes et une fourrure, selon l'assignation dont l'AFP a obtenu copie.

Il lui avait transmis en décembre dernier un «moodboard» (ou planche de tendances) présentant plusieurs tenues auxquelles «il avait réfléchi pour elle». Une séance photo avait ensuite été organisée avec Aya Nakamura.

Les tenues du clip «Pookie» font débat

Mais «quelle ne fut pas la surprise» de Kyo Jino quand il découvre, dans le clip de la chanson «Pookie» sortie en avril, «que certaines des idées vestimentaires figurant dans son moodboard ainsi que celles créées pour la séance de shooting avaient été purement et simplement reprises par la chanteuse sans qu'à aucun moment il n'ait été averti ni consulté», mentionne l'assignation.

Le styliste avait fait part de son «indignation» sur les réseaux sociaux, ce à quoi la chanteuse, qui dément les accusations, avait rétorqué: «Si ce que tu dis est vrai, porte plainte et on verra».

Le styliste l'avait alors mis en demeure, via sa maison de production Warner Music France, de lui payer 50.000 euros en réparation du «préjudice subi du fait de la spoliation de son travail», ce à quoi le producteur avait opposé une fin de non-recevoir, estimant la demande infondée. Sur Twitter, la chanteuse de 24 ans avait notamment fait valoir que «les idées appartiennent à ceux qui les réalisent». Mais pour Kyo Jino, de son vrai nom Ibrahim Coulibaly, «les idées appartiennent à ceux qui les ont eues et exploiter l’idée de quelqu’un d'autre, sans son accord et pour en tirer une valeur marchande, est du parasitisme», précise l'assignation.

Aya Nakamura n'a pu être contactée dans l'immédiat. Son label, joint par l'AFP, n'a pas souhaité communiquer.

(L'essentiel/afp)