Aux États-Unis

08 septembre 2018 09:08; Act: 08.09.2018 09:15 Print

Un trust veut une partie de l'héritage de Johnny

Le trust américain JPS réclame une partie de l'héritage de Johnny Hallyday, à savoir tous les droits d'auteurs dus à la star défunte ou encore les Harley-Davidson du rockeur.

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Johnny Hallyday (1943-2017).

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Le trust créé par le défunt chanteur Johnny Hallyday en Californie, et dont sa veuve Laeticia est bénéficiaire, a demandé à un tribunal de Los Angeles le transfert dans son giron d'une partie de son patrimoine américain. La requête a été déposée le 13 juillet. Une première audience est prévue le 25 septembre, a indiqué une porte-parole du tribunal de Los Angeles, confirmant une information du Figaro. Le trust JPS, pour Jean-Philippe Smet, vrai nom du chanteur, a été créé par Johnny en 2014.

D'après les documents publiés par Le Figaro, la Bank of America, qui le gère, demande qu'y soient transférés «tous les droits d'auteurs» dus à la star défunte par ses maisons de disques américaines Warner Music Group, Universal Music Group et Sony Music. La demande porte également sur quatre motos de la marque Harley-Davidson et trois voitures de luxe: une Lamborghini Aventador, une Bentley Bentayga et une Cobra Superformance.

Procédure contre la succession

Pour appuyer sa demande, le gestionnaire du trust assure qu'«aucun de ces biens n'est soumis aux impôts en France» et que tous les véhicules concernés se trouvent aux Etats-Unis. Aucune procédure n'est en cours les concernant dans la querelle de succession engagée en France entre Laeticia Hallyday et les premiers enfants du chanteur, Laura Smet et David Hallyday. «Ces dix-sept biens n'étaient pas dans le trust. Or Johnny Hallyday avait demandé que tous les biens américains soient dans le trust», ont expliqué les avocats de Laeticia Hallyday en France.

Au total, le patrimoine de Johnny Hallyday, décédé au début décembre à 74 ans des suites d'un cancer, représenterait plusieurs dizaines de millions d'euros. Il est composé de propriétés, voitures de luxe et droits issus de 1160 chansons. Laura Smet et David Hallyday ont obtenu en avril de la justice française le gel d'une partie des avoirs de leur père: les droits artistiques du rocker et ses propriétés françaises, à Marnes-la-Coquette, près de Paris, et sur l'île de Saint-Barthélémy, dans les Antilles françaises. Les deux propriétés californiennes, situées à Santa Monica et à Los Angeles, n'étaient pas concernées par cette mise sous séquestre pour préserver sa veuve et ses deux filles mineures, Jade et Joy.

(L'essentiel/nxp/ats)