Concert à la Rockhal

12 février 2012 16:45; Act: 13.02.2012 13:54 Print

Le swing vintage de Kitty, Daisy & Lewis débarqueLe swing vintage de Kitty, Daisy & Lewis débarque

ESCH-BELVAL - Le talentueux trio londonien va faire danser la Rockhal demain soir. Lewis se confie à «L'essentiel»...

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«L’essentiel»: Le fait de chanter et jouer de manière «old school» est quelque chose de naturel pour vous?

Lewis (chanteur/guitariste): Je préfère le terme «vintage» à ceux de «old school» ou «retro», qui pour moi signifie avant les années 70. «Retro» veut dire que quelque chose est fait pour paraitre ancien. «Old school» se réfère à quelque chose de déjà fait. Donc aucun de ces termes ne convient pour décrire notre musique. Enfants, nous jouions simplement de la musique pour le seul plaisir d’en faire, sans penser à autre chose. Mon père chantait du Muddy Waters ou Canned Heat, et c’est comme ça que nous les avons découverts.

Avez-vous grandi avec beaucoup de musiques autour de vous?

Oui, nous étions submergés par la musique et les instruments. Nous avons appris la plupart des chansons par notre père. Il a une grande famille, et lorsqu'une fête s'organisait, tous les oncles apportaient leur guitare et nous nous asseyions en essayant de deviner la suite des morceaux. Nous n’avons jamais appris grâce à la théorie, nous apprenions naturellement. Un peu comme quand vous devinez la scène qui suit en regardant un film hollywoodien. Au fil des ans, nous avons eu de nouveaux instruments. Nous avons toujours privilégié le rythme. Les accords et les notes ne veulent rien dire si le rythme n’est pas là.

Quels artistes vous ont le plus influencé?

Il est difficile de dire qui m’a influencé, car je n’ai pas vraiment commencé à écouter de disques avant l’âge de dix ans. Mais je dirais peut-être les chanteurs de blues. Si j’achetais un disque, je me concentrais sur un riff de guitare ou des notes de piano, et essayais de les reproduire dans ma chambre, parfois sans même en connaître l’auteur.

Pourquoi avoir choisi d’enregistrer l'album «Smoking In Heaven» (voir photo) à la maison?

Tous nos disques l’ont été. J’ai toujours été passionné par l’audio, et je me suis aperçu que le matériel fabriqué après le milieu des années 60 était de plus en plus accessible, ce qui affectait la qualité du son. Ce qui est le cas de beaucoup de disques actuels. C’est pourquoi j’ai souhaité fabriquer mon propre studio, en collectant du matériel que des gens ne voulaient plus. J’essaie d’en tirer le maximum. Le studio est dans une toute petite pièce, ce qui confère une certaine proximité dans le son. Enregistrer à la maison nous permet d’avoir un contrôle total et de passer autant de temps dessus qu’on le souhaite. J’espère qu’un jour nous aurons un grand studio et obtiendrons ce son typique à Goldstar Records et au studio Columbia, à New York.

Comment faites-vous pour jouer de plusieurs instruments aussi facilement?

Cela dépend de ce que l’on entend par «jouer»! Parfois nous prenons simplement un instrument, tentons quelque chose et cela sonne. Je joue du sitar sur un titre, mais je ne dirais pas que je suis un joueur de sitar! La plupart des instruments fonctionnent de la même façon. Par exemple, la guitare, la basse, le ukulélé ou le banjo peuvent être comparés.

Vous avez beaucoup de fans parmi les artistes (Chris Martin), que cela vous inspire-t-il?

Nous sommes très reconnaissants par rapport aux gens qui écoutent notre musique, et avons un très grand respect vis-à-vis de nos fans. S’ils n’étaient pas là, nous ne pourrions pas jouer. Nous aimons vraiment nos fans, dont certains sont devenus des amis. Si les gens veulent nous parler, nous sommes toujours à l’écoute.

Recueilli par Cédric Botzung

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