DANIEL DARC

26 avril 2012 16:32; Act: 26.04.2012 18:07 Print

«Le rock a sauvé ma vie»

Le rockeur français sera deux soirs de suite dans la Grande Région. Une fois à Rombas, vendredi, et une fois au festival des Aralunaires à Arlon. Interview.

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L’essentiel: Toujours empreint de mélancolie, votre dernier album est plus apaisé. Est-ce votre cas aussi?

Daniel Darc: Oui, je pense. Je vais mieux qu’à une période. En même temps, je n’aurais pas pu aller plus mal. J’ai 52 ans, j’ai dépassé la moitié de ma vie, je suis bien, j’ai une vie amoureuse. J’éprouve moins le besoin de me foutre en l’air.

Comment ça se traduit en terme d’inspiration?

Je prends conscience que le mal-être n’est pas le seul moteur. J’étais persuadé qu’il fallait être malheureux pour créer, mais ce n’est pas le cas. J’ai envie de faire de plus en plus de disques.

Vous êtes au printemps de votre existence?

Le rock a sauvé ma vie. Je viens de voir Kim Fowley (producteur de The Runaways) sur scène, en pleine forme après avoir été opéré d’un cancer, ça m’a boosté. Et j’ai l’impression que le rock est aujourd’hui devenu adulte. Je passe ma vie entre la scène et le studio, et j’espère ne jamais arrêter.

Vous écrivez pour d’autres artistes, comme Berry. Comment se font les choix?

Berry, je l’adore, on est très proches. Et j’aime vraiment écrire pour les femmes. Des femmes m’accompagnent en tournée, ça change d’être toujours entre mecs, ça fait trop équipe de foot. J’ai aussi écrit pour Marc Lavoine, il avait besoin de sortir de son truc.

L’écriture est-elle un moteur?

J’écris tous les jours, comme un coureur qui prépare un marathon. C’est pour pratiquer, mais souvent je ne m’en sers pas. J’ai une centaine de carnets remplis.

Pourra-t-on lire un jour un roman ou un recueil de poésies signé Darc?

Un roman, je n’y crois plus du tout. Mais des nouvelles, j’en ai pas mal. Nous travaillons avec Bertrand Dicale sur une biographie, avec une construction différente des méthodes habituelles, car c’est moi qui assure la mise en forme.

Vous possédez une place à part dans le paysage de la chanson française. Tout comme Christophe, vous êtes en contact?

Nous sommes amis, c’est lui qui m’a présenté à Laurent Marimbert. Nous avons déjà fait de la scène ensemble, et nous allons sûrement travailler un de ces jours ensemble.

Laurent Marimbert a remplacé Frédéric Lo à la production. Besoin d’un œil nouveau?

Nous avons bien travaillé avec Frédéric, sur deux albums, puis nos aspirations musicales se sont éloignées. Disons qu’il est plus pop anglaise et que je suis davantage punk new-yorkais! Je m’entends très bien avec Laurent, j’ai envie de continuer de bosser avec lui.

Recueilli par Cédric Botzung

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