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12 octobre 2021 20:30; Act: 13.10.2021 08:55 Print

Mieux choisir pour mieux respecter!

Les produits à bas prix qui envahissent les rayons de nos supermarchés sont trop souvent générateurs d’extrême pauvreté et destructeurs pour la planète.

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Nous sommes tous concernés par l’alimentation: la qualité des produits, leur prix sont des préoccupations de plus en plus quotidiennes. Mais qui se soucie de l’impact de ses choix alimentaires? Pourtant, selon les produits que nous consommons, et la manière dont nous faisons nos courses, notre impact environnemental et social pourra énormément varier. Or, tandis que l’urgence climatique nous invite à trouver des solutions pour réduire notre empreinte alimentaire, il apparaît de plus en plus évident que nous avons besoin d’un changement systémique: outre la question du climat qui est à présent dans tous les esprits, la faim dans le monde est encore trop souvent considérée comme une fatalité, alors qu’elle est elle aussi la conséquence des dysfonctionnement globaux qui affectent la réalisation de droits humains fondamentaux.

En effet, comme l’ont rappelé les agences des Nations unies à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation du 16 octobre, si le droit fondamental à une alimentation suffisante n’est toujours pas une réalité pour des millions de personnes (et pas seulement dans les pays les plus pauvres), l’accès à une alimentation saine est hors de portée de milliards de personnes à travers le monde: quelque 800 millions de personnes ont été confrontées à la faim en 2020 (environ 118 millions de personnes de plus qu’en 2019), mais ces chiffres accablants ne doivent pas occulter ceux de la malnutrition qui affectent un nombre croissant d’habitants des pays en développement, comme des pays industrialisés. La malnutrition, c’est le recours très courant à des aliments ultra-transformés, imposés grâce à des prix bas par les chaînes agro-industrielles. Outre qu’ils sont néfastes à la santé des consommateurs, ces produits sont obtenus au prix d’un épuisement des ressources naturelles et souvent aussi dans le mépris des droits économiques et sociaux.

Tout comme ne pas être en mesure de manger à sa faim, ne pouvoir consommer que des produits de mauvaise qualité qui conduisent à l’obésité ou à d’autres pathologies, constitue des atteintes au droit à l’alimentation. Or, il s’agit d’un droit fondamental que le système alimentaire agro-industriel dominant bafoue en créant des chaînes d’approvisionnement qui placent le profit au-dessus des droits humains.

Pendant ce mois d’octobre, SOS Faim vous invite à vous informer pour mieux comprendre les enjeux de l’accès à une alimentation saine pour tous, mais aussi à découvrir comment, au Luxembourg, des acteurs s’engagent pour transformer nos systèmes alimentaires, car notre assiette est aussi porteuse de solutions et les comportements individuels sont en capacité de renforcer les dynamiques collectives de transformation. Alors, rendez-vous sur le site www.changeonsdemenu.lu et découvrez des pistes de solutions concrètes pour que chacun d’entre nous, en tant que consommateur et citoyen, puisse contribuer à une transition de nos systèmes agroalimentaires vers des systèmes plus durables et plus justes.