Tokyo

01 août 2021 22:19; Act: 02.08.2021 12:03 Print

L'athlète bélarusse se disait forcée à quitter les Jeux

Krystsina Tsimanouskaya dit avoir été forcée à partir de Tokyo pour avoir critiqué sa fédération. Elle se dit maintenant «en sécurité» avec la police japonaise.

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Krystsina Tsimanouskaya est sous la protection de la police à l’aéroport Haneda de Tokyo. (photo: Reuters)

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L’athlète bélarusse, Krystsina Tsimanouskaya, s’est dite «en sécurité» dimanche soir, après avoir affirmé être contrainte à se retirer des Jeux olympiques de Tokyo et menacée d’un départ forcé du Japon pour avoir critiqué sa fédération sur les réseaux sociaux.

Cet incident intervient alors que le régime du président bélarusse Alexandre Loukachenko poursuit sans relâche une répression visant opposants, journalistes et militants, avec l’espoir de mater définitivement le mouvement de contestation historique de 2020 contre sa réélection à un cinquième mandat.

«Je suis en sécurité et on est en train de décider où je vais passer cette nuit», a déclaré l’athlète dans un communiqué publié sur Telegram peu après 17 heures par la Fondation bélarusse de solidarité sportive.

«En sécurité»

«Le CIO (Comité international olympique) et Tokyo 2020 ont parlé directement à Krystsina Tsimanouskaya ce soir. Elle est avec les autorités à l’aéroport d’Haneda et accompagnée par un membre de l’équipe de Tokyo 2020. Elle nous a dit qu’elle se sentait en sécurité», a confirmé sur Twitter le CIO, que l’athlète avait exhortée à intervenir dans une vidéo sur Instagram.

Un peu plus tôt un porte-parole du CIO avait déclaré à l’AFP que l’instance avait «demandé des explications au CNO (Comité national olympique)» bélarusse.

Krystsina Tsimanouskaya, 24 ans, avait affirmé dans la journée avoir été forcée à suspendre sa participation aux Jeux olympiques de Tokyo par le sélectionneur de l’équipe bélarusse Iouri Moïseïevitch, avant d’être accompagnée à l’aéroport par des responsables du comité olympique national bélarusse pour revenir dans son pays.

(L'essentiel/AFP)