Rallye automobile

31 août 2017 11:15; Act: 31.08.2017 13:02 Print

Un Luxembourgeois avide de vitesse et de danger

LUXEMBOURG - Hugo Arellano recherche l'aventure dans le rallye. Il pourrait bien remporter un titre à l'étranger. À partir de jeudi, il remet les gaz.

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Le rallye est une discipline de sport automobile alliant vitesse, poussière et danger. C'est le rêve de beaucoup d'hommes. Qui n'a jamais rêvé de foncer à vive allure sur une piste sans perdre le contrôle de son bolide pour faire le plein d'adrénaline? C'était précisément le rêve du Luxembourgeois, Hugo Arellano, qui a littéralement eu le coup de foudre pour le rallye: «Dès le premier jour, j'étais mordu. Je ne peux rien m'imaginer de plus exaltant».

La passion pour le sport automobile se transmet par les gènes chez les Arellano. Le père du jeune homme de 30 ans et son grand-père était tout feu tout flamme pour cette discipline exigeante. «Mon père était lui-même pilote de rallye et mon grand-père était journaliste sportif, spécialisé dans le sport automobile», raconte le coureur. «À l'âge de cinq ans, j'ai fait du kart pour la première fois. Plus tard, j'ai fait du moto-cross et du cross kart. J'ai fait mon tout premier rallye à peine quelques jours après avoir obtenu mon permis de conduire, à l'âge de dix-huit ans».

Coureur automobile et avocat

C'était le point de départ de la carrière à succès du pilote de rallye luxembourgeois, qui a des racines au Chili. Hugo Arellano est le premier pilote de rallye du Grand-Duché à avoir remporté une course à l'étranger et à avoir signé un contrat avec un grand constructeur automobile. «C'était assurément l'un des plus beaux moments de ma carrière», raconte le jeune avocat de 30 ans. «En 2009, j'ai remporté un championnat en Allemagne et j'ai signé avec Suzuki. Malheureusement, le programme de financement n'a été rendu possible que plus tard». Mais Hugo Arellano ne s'est pas laissé abattre pour autant. Il a cherché des sponsors et a poursuivi l'aventure. «Le sport de rallye coûte cher. Chaque kilomètre coûte de l'argent. Sans mes sponsors, je ne pourrais pas me payer tout cela», affirme t-il.

Actuellement, Arellano participe aux rallyes en son nom propre. Cela signifie qu'il ne court pas pour un constructeur automobile et qu'il doit entreprendre une grande partie du travail lui-même. Mais il est loin d'être tout seul. Il est soutenu par une équipe de bénévoles constituée de dix personnes, ainsi que par un copilote.

«Pour toute l'équipe, chaque course représente un énorme défi. Ce n'est pas toujours facile, mais chacun donne le meilleur de soi-même. À chaque course, on est entouré d'une foule de gens qui travaillent tous par passion, ce qui est formidable», raconte Arellano. Son copilote, le Luxembourgeois Fabien Bigard, chargé de lui communiquer les informations importantes durant la course, occupe évidemment une place cruciale. «Fabien dit toujours qu'il est le cerveau et que moi, je ne suis "que" le corps», rapporte Arellano en riant. «Mais je le contredis sur ce point».

Le rallye Dakar, un rêve

À partir de ce jeudi, Hugo Arellano et son équipe participeront au rallye «Baja Polska», en Pologne. «Le parcours comporte une partie boisée et ne sera pas sans embûches. Les tronçons sur le sable seront un défi pour la voiture», souligne le professionnel de sport automobile, qui prendra le départ au volant d'une Isuzu D-Max. De plus, le parcours est très étroit et délimité par des arbres, ce qui pourrait représenter un danger supplémentaire. Le jeune homme a conscience des conditions difficiles: «J'espère juste pouvoir courir le rallye sans rencontrer de problèmes techniques et marquer des points pour me classer pour le championnat du monde».

Pour Arellano et son équipe, le titre de champion du monde ne figure pas à l'ordre du jour, cette année. Mais le Luxembourgeois a de grands rêves pour l'avenir: «J'ai déjà atteint beaucoup de mes objectifs. Mais je rêve de pouvoir participer, un jour, au rallye Dakar».

(Jana Bohlmann/L'essentiel)

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