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21 février 2018 15:12; Act: 21.02.2018 15:29 Print

Serena Williams a failli mourir en donnant la vie

Six mois après la naissance de sa fille, la tenniswoman américaine a révélé avoir frôlé la mort post-partum.

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Serena Williams a fait une grave embolie pulmonaire après son accouchement par césarienne. (photo: Instagram)

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Serena Williams a connu une période post-accouchement particulièrement délicate, malgré une grossesse facile. «J'ai failli mourir en donnant naissance à ma fille, Olympia», raconte l'Américaine de 36 dans une lettre diffusée sur CNN, et reprise par 20Minutes.fr. Après avoir expliqué le bonheur d'avoir pu tenir sa fille née par césarienne dans ses bras, l'ancienne numéro 1 mondiale explique que «ce qui a suivi l'accouchement a été six jours d'incertitude».

«Tout a commencé par une embolie pulmonaire, écrit Serena Williams. En raison de mes antécédents médicaux avec ce problème, je vis avec la peur de cette situation. Quand j'ai commencé à être essoufflée, je n'ai pas attendu une seconde pour alerter les infirmières».

S'en est suivi une série de complications qui ont nécessité l'alitement durant six semaines de la star américaine: «La cicatrice de ma césarienne s'est ouverte à cause d'une intense toux que j'ai dû endurer à cause de cette embolie. Je suis retournée en chirurgie, où les docteurs ont trouvé un large hématome, un gonflement du sang coagulé dans mon abdomen».

Sensibiliser

«Je suis tellement reconnaissante d'avoir eu accès à une équipe médicale aussi incroyable, dans un hôpital doté d'équipements de pointe. Ils ont su exactement comment gérer cet enchaînement d'événements compliqués. Sans leurs soins, je ne serais pas ici aujourd'hui», a raconté celle qui a remporté 23 titres en Grand Chelem.

Mais plus qu'un simple témoignage, Serena Williams a tenu à envoyer un message plus global sur l'accès à des soins de qualité dans le monde entier. «Selon des études, les femmes noires aux États-Unis sont plus de trois fois plus susceptibles de mourir de grossesse ou de causes liées à l'accouchement. Mais ce n'est pas seulement un défi aux États-Unis. Partout dans le monde, des milliers de femmes luttent pour donner naissance dans les pays les plus pauvres. Quand il y a des complications comme la mienne, il n'y a souvent pas de médicaments, d'établissements de santé ou de médecins pour les sauver».

(L'essentiel/nxp)