Tennis

09 mars 2018 16:18; Act: 09.03.2018 16:49 Print

Alizé Cornet pète un plomb et s'en prend à son clan

La joueuse française s'est à nouveau fait remarquer sur le court en multipliant les sautes d'humeur lors de sa défaite au 1er tour à Indian Wells.

Sur ce sujet

La Niçoise, sous la menace d'une suspension pour violation du règlement antidopage après trois manquements à ses obligations de localisation, a chuté d'entrée face à la modeste Russe Sofya Zhuk (N°136) 7-5, 6-4 à Indian Wells. Mais, comme il y a trois semaines à Doha où elle a crié sur son coach, et petit-ami (voir vidéo ci-dessus), Alizé Cornet n'a pas réussi à garder ses nerfs en ne cessant de râler contre son clan.

En voici quelques exemples: 3-2 dans le premier set: «Je n'ai aucune idée d'où je mets la balle...aucune idée. J'essaie de me décaler alors que je sens rien en coup droit de décalage, quelle «mistake» («erreur») de faire ça. C'est pas possible de me faire des trucs pareils, je sens rien!». 3-3 et après un point manqué, elle s'en prend à son entraîneur: «On dirait que tu ne me connais pas, que tu ne m'as jamais entraînée. Oh tais-toi, c'est bon. Ça fait six mois qu'on bosse, ça me rend dingue».

Une fin de premier set particulièrement irritable pour la joueuse: «Ne dites rien surtout, ne dites rien!». Peu après, elle se contredit: «Pourquoi vous ne dites rien, vous voulez que je le perde ce match, c'est ça le deal? P.. mais vous êtes ...tsss ».

Fin de la seconde manche, Alizé Cornet est particulièrement remontée contre les siens: «C'est bon ne me parlez pas, vous savez quoi ne me parlez pas, je n'ai plus besoin de vous», lance-t-elle à 5-4. Elle enchaîne peu après: «Vous pouvez sortir, sortez, ça sert à quoi là? Sortez, vous sortez du court, je vous le demande!» Son équipe sort quelques secondes plus tard à 6-5 pour Zhuk. On connaît la suite...

Alizé Cornet, sous la menace d'une suspension pour violation du règlement antidopage, sera entendue lors d'une audience le 1er mai à la Fédération internationale de tennis (ITF) à Londres. La Française de 28 ans, à qui il est reproché trois manquements à ses obligations de localisation pour permettre des contrôles inopinés, plaidera sa cause devant un «tribunal indépendant» au sein de l'ITF, a précisé son avocat, Me Alexis Gramblat, sans autres commentaires.

Contactée par l'AFP, l'ITF n'a pas voulu confirmer cette information alors que la 39e joueuse mondiale avait évoqué initialement une audience en mars. Cette affaire pèse sur la joueuse française, comme elle a expliqué à L'Equipe. «Ce n'est pas forcément une excuse, mais c'est sûr que ça ne m'aide pas au quotidien. C'est à moi de trouver du positif dans la situation».

(L'essentiel/nxp/afp)