Gymnastique

28 septembre 2021 09:33; Act: 28.09.2021 12:03 Print

«Je veux juste qu’on me dise quand je serai guérie»

Simone Biles s’est confiée au «New York Magazine» sur son extrême anxiété. Elle regrette de ne pas avoir pris ses problèmes à bras-le-corps plus tôt.

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Simone Biles lors des derniers JO de Tokyo. (photo: AFP)

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«J’aurais dû abandonner bien avant Tokyo», a confié au New York Magazine, Simone Biles, dont les problèmes de santé mentale l’avaient conduite à renoncer à plusieurs épreuves des Jeux olympiques cet été, craquant sous la pression du moment. «Si vous regardez tout ce que j’ai traversé ces sept dernières années, je n’aurais jamais dû faire partie d’une autre équipe olympique», a déclaré Biles.

Considérée comme la plus grande gymnaste de tous les temps, Simone Biles avait révélé en janvier 2018 faire partie des victimes de l’ex-médecin de l’équipe féminine américaine, Larry Nassar, condamné à la prison à vie pour des agressions sexuelles commises durant deux décennies sur plus de 250 gymnastes, la plupart mineures.

«J'ai poussé au-delà du possible»

«Quand Nassar était dans les médias, c’était trop. Mais je n’allais pas le laisser prendre quelque chose pour lequel j’avais travaillé depuis l’âge de 6 ans. Je n’allais pas le laisser m’enlever cette joie. Alors j’ai poussé au-delà du possible, aussi longtemps que mon esprit et mon corps me le permettaient», a-t-elle expliqué.

À Tokyo, la jeune femme de 24 ans devait être la superstar des JO. Mais au moment d’entamer sa razzia de médailles, elle s’était brutalement arrêtée, victime de «twisties», un phénomène potentiellement dangereux qui fait perdre aux gymnastes leur sens de l’orientation lorsqu’ils sont en l’air. Elle a fini par disputer une épreuve, glanant le bronze à la poutre.

«Je me suis réveillée perdue»

«Admettons que jusqu’à 30 ans, vous voyez parfaitement. Et un matin, vous vous réveillez, vous ne voyez plus rien. Mais les gens vous disent de continuer à faire votre travail comme si vous aviez encore la vue. Vous seriez perdu, n’est-ce pas?» a exposé Biles. J’ai fait de la gymnastique pendant 18 ans. «Je me suis réveillée – perdue. Comment suis-je censée continuer?» a poursuivi celle qui a remporté un total de 32 médailles aux Jeux olympiques et aux championnats du monde.

Simone Biles, qui avait déjà dit que ses problèmes d’anxiété s’étaient manifestés avant Tokyo, espère contribuer à faire cesser toute stigmatisation, afin que les gens puissent être diagnostiqués plus rapidement et que les traitements puissent s’améliorer. «Ce sera probablement quelque chose sur lequel je travaillerai pendant 20 ans», a-t-elle déclaré. «Je veux juste qu’un médecin me dise quand je serai guérie. Comme quand on vous opère et que c’est réparé. Pourquoi personne ne peut me dire que dans six mois ce sera fini?».

(L'essentiel/AFP)

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  • Nico le 28.09.2021 09:47 Report dénoncer ce commentaire

    Personne ne pourra lui donner une date ferme, les soucis mentaux ne sont pas une maladie simple avec un traitement précis. Chaque personne est différente, et le cheminement ne sera pas le même que pour une autre personne. Je compatis avec elle, je suis moi-même en proie à des problèmes mentaux depuis pas mal de temps et suivi médicalement, c'est un combat de tous les jours, mais à son niveau de pression et de stress je n'ose même pas imaginer les dégâts.

  • Prendre du recul le 28.09.2021 10:44 Report dénoncer ce commentaire

    La médecine ne peut pas l'aider à la perfection, mais juste l'accompagner. Tout le travail lui revient ; certains troubles restent incurables, par exemple si une zone du cerveau est fortement abimée, après trop d'années de stress intense. Le nombre de personnes avec des troubles est élevé, ce qui montre que notre époque est néfaste à l'équilibre mental. Il faut savoir prendre du recul et éliminer ce qui nous détruit, tout en acceptant notre handicap.

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  • Nico le 28.09.2021 09:47 Report dénoncer ce commentaire

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