Mondial

19 janvier 2021 19:13; Act: 20.01.2021 19:03 Print

Le «Shaq» du handball, 137 kilos, fait sensation

Gauthier Mvumbi, l’imposant pivot de la République démocratique du Congo s’est fait remarquer au Mondial de handball en Égypte, ce qui lui a valu d’attirer l’attention de son idole...

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Gauthier Mvumbi dans ses œuvres face à l’Argentine. (photo: AFP)

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Shaquille O’Neal, ancien joueur de NBA, a-t-il déjà regardé un match de handball? On peut en douter, tant le handball est un sport mineur aux États-Unis.

Mais «Shaq» est très présent sur les réseaux sociaux et a alimenté le buzz autour de Gauthier Mvumbi, un Franco-Congolais qui évolue à Dreux, en Nationale 2 (quatrième division française) et qui représente la République démocratique du Congo sur la scène internationale.

«Ils disent que tu es le Shaq du handball, qu’est-ce qu’il se passe?» a demandé l’ancien pivot des Lakers (2,16 m), resté célèbre pour avoir cassé plusieurs panneaux de basket avec son poids (147 kg) et sa puissance.

En un message, Gauthier Mvumbi, 26 ans et moins grand que son idole (1,95 m), a changé de dimension. «Je n’étais pas prêt, vraiment», s’amuse-t-il, rencontré par l’AFP, dans le jardin de l’hôtel du Caire, où toute la délégation congolaise est logée. «C’est ma femme qui a vu le message et qui me dit: «Shaq a envoyé un message!».

Huit buts en 25 minutes

Inconnu du gratin mondial, Mvumbi a été sacrément efficace en seulement 11 minutes face à l’Argentine (défaite 28-22) et 14 face au Danemark (défaite 39-19): huit buts sur neuf tentatives.

Cela n’a pas empêché les novices congolais de s’incliner, mais la domination de Mvumbi sur la ligne des six mètres a suscité l’admiration des commentateurs argentins, qui l’ont surnommé «El Gigante» («le géant»).

Depuis, le deuxième pivot congolais – Christian Moga dispute toutes les phases de défense et ils se partagent les attaques – enchaîne les interviews et profite de «cet engouement de dingue», lui qui n’avait pas réussi à convaincre Créteil, en 2013, de le garder dans son centre de formation.

«Cela ne s’est pas très bien passé», retrace celui qui est alors revenu dans son club formateur, Vernouillet. Avant de retrouver Dreux, sa ville d’origine où il habite chez ses parents.

Un «atout» sur le terrain

Son poids (137 kilos) est toujours un sujet délicat. «J’ai toujours eu un physique... avantageux», dit-il dans un sourire. «C’est un atout aujourd’hui, parce que je l’utilise» pour s’imposer au bord de la zone.

La République démocratique du Congo occupe actuellement le dernier rang du groupe D de la phase qualificative pour le tableau principal du Mondial.

(L'essentiel/afp)