Geste fou d'un pilote

11 septembre 2018 08:51; Act: 11.09.2018 13:56 Print

Romano Fenati présente ses excuses

L'Italien, licencié par son écurie et suspendu pour les deux prochaines courses de Moto2 après un geste dangereux dimanche au GP de Saint-Marin, a présenté lundi ses excuses.

«Ce matin, avec un esprit clair, j'ai l'impression que je sors d'un cauchemar», écrit, dans un communiqué, Romano Fenati, 22 ans, au lendemain de son geste insensé: il a actionné le levier de frein de Stefano Manzi en pleine ligne droite. Les images ont fait le tour du monde depuis sur les réseaux sociaux. Son contrat est terminé avec effet immédiat, «en raison de son comportement anti-sportif, dangereux et dommageable», a expliqué lundi son écurie, le Marinelli Snipers Team, dans un autre communiqué.

«J'ai fait un geste honteux et je ne me suis pas comporté en homme. Un homme aurait terminé la course (sans faire ce geste) et serait allé à la direction de course pour obtenir réparation de l'incident précédent», ajoute Fenati pour se justifier. «Je ne sais pas comment j'ai réussi à ne pas chuter», a réagi Manzi. «C'est difficile de pardonner un tel geste, quand un pilote tente de tuer son rival à 200 km/h», a-t-il ajouté. «Je n'aurais pas dû répondre à une provocation», explique Fenati. «Une image horrible de moi et de mon sport en sont ressorties. Je ne suis pas comme ça, les gens qui me connaissent le savent».

«Pilotage irresponsable»

Quelques tours plus tôt, les deux motos s'étaient touchées quand Manzi avait dépassé Fenati, en force, par l'intérieur. Les deux pilotes sont alors sortis de la piste, mais sans chuter, alors qu'ils se battaient pour la 12e place, perdant plusieurs places au classement. Manzi a lui aussi été pénalisé, de six places sur la grille du prochain GP, à Aragon, pour cette manœuvre de dépassement sur Fenati.

Après son geste, Fenati, qui débute en Moto2 cette saison, a vu les commissaires agiter le drapeau noir devant sa moto et il a été aussitôt disqualifié, pour «pilotage irresponsable», dès son retour au stand au 23e tour. L'Italien a ensuite été suspendu pour deux courses par les commissaires de la Fédération internationale (FIM), les Grands Prix d'Aragon (Espagne) et de Thaïlande, le 7 octobre. Mais il n'a plus d'écurie, suite à son licenciement lundi matin. «Je vais avoir le temps de me changer les idées», annonce-t-il.

Viré par Valentino Rossi

Ironie de l'histoire, Fenati envisageait de rejoindre la saison prochaine l'écurie de Manzi, le Forward Racing, qui alignera l'an prochain des motos italiennes portant la marque mythique MV Agusta. Ce n'est plus à l'ordre du jour, selon le président de MV Agusta, Giovanni Castiglioni: «C'est la pire chose, et la plus triste, que j'ai jamais vue dans une course de motos», a-t-il affirmé sur un réseau social. «De vrais sportifs n'agiraient jamais de la sorte. Si j'étais le promoteur du Championnat du monde (la Dorna, ndlr), je le bannirais de toutes les compétitions internationales».

Le natif d'Ascoli Piceno avait déjà été renvoyé pour raison disciplinaire, au cours de la saison 2016 de Moto3, par l'équipe Sky Racing Team VR46, propriété de la légende Valentino Rossi. «Je suis désolé, car nous avions beaucoup misé sur Romano, mais nous n'avons pas su le gérer», avait expliqué Rossi. Ça s'est terminé par un échec». Fenati, qui peut faire appel de sa suspension, occupe actuellement la 19e place du classement de Moto2 avec 14 points.

(L'essentiel/afp)

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