Cyclisme

22 janvier 2019 14:51; Act: 22.01.2019 16:13 Print

Les premiers tests contre une nouvelle substance

L'antidouleur tramadol sera interdit dans le cyclisme, à partir du 1er mars. Les premiers contrôles pour cette substance seront réalisés sur le Paris-Nice.

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En cas de contrôle positif d'un coureur, les équipes s'exposeront elles aussi à des sanctions. (photo: AFP/Brenton Edwards)

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Le Paris-Nice qui se déroulera du 10 au 17 mars, fera l'objet des premiers tests sur le tramadol. Ce puissant antidouleur sera interdit à partir du 1er mars. Il n'est à l'heure actuelle pas interdit par l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui l'a seulement fait figurer sur sa liste de surveillance depuis 2012. Mais l'Union cycliste internationale (UCI) a décidé de l'interdire à partir du 1er mars, en raison de ses effets secondaires, principalement la perte d'attention et l'augmentation du temps de réaction de l'utilisateur de la substance, ainsi que le risque de dépendance.

«Notre souci est de préserver la santé des coureurs, cela va au-delà de la lutte antidopage», souligne à l'AFP, le Pr Xavier Bigard, le directeur médical de l'UCI. «Le tramadol a des effets secondaires qui peuvent être gênants pour monsieur Tout-le-Monde et, encore plus, pour des athlètes qui roulent à 80 ou 100 km/h dans les descentes». Selon les données de l'AMA publiées par l'UCI, la substance se retrouve dans près de 5% des contrôles liés au cyclisme (exactement 4,4% en 2017), un chiffre à peu près constant depuis 2012. Assez élevé pour donner l'alerte...

Des contrôles en parallèle

En pratique, les contrôles anti-tramadol seront réalisés par un opérateur indépendant sur le même lieu que les contrôles antidopage traditionnels. Les analyses seront ensuite effectuées dans un laboratoire hospitalo-universitaire de référence. À l'arrivée d'une étape de Paris-Nice par exemple, deux listes, l'une pour le contrôle antidopage traditionnel et l'autre pour le contrôle anti-tramadol, seront ainsi établies. L'échantillon sanguin (goutte prélevée sur la pulpe d'un doigt) suivra ensuite une chaîne administrative indépendante et les résultats seront communiqués au directeur médical de l’UCI, dans un délai maximal de 4 à 5 jours.

(L'essentiel/afp)