Cyclisme

31 juillet 2021 14:05; Act: 31.07.2021 19:08 Print

«Comme une femme qui revient à la maison...»

Patrick Lefevere, le patron de l'équipe Deceuninck-QuickStep, a dérapé à l'heure de commenter le départ de Sam Bennett, l'un de ses sprinters stars.

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Le boss d’une des meilleures équipes du peloton. (photo: AFP)

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Le patron de l'équipe belge, qui emploie des stars de la petite reine comme Mark Cavendish, Remco Evenepoel ou encore Julian Alaphilippe, n'est pas connu pour mâcher ses mots. Mais cette fois, très en colère contre un de ses employés, il a largement dérapé, dans les colonnes du Het Nieuwsblad, un quotidien belge néerlandophone.

Patrick Lefevere n'a notamment pas digéré que Sam Bennett, vainqueur de deux étapes au sprint et du classement du maillot vert lors du Tour de France 2020, ne prolonge pas l’aventure dans sa formation. Le rapide Irlandais s'est, en effet, engagé dès la saison prochaine avec la Bora-Hansgrohe, une équipe qu'il a déjà fréquentée entre 2015 et 2019. À l'époque, Bennett avait quitté l'écurie allemande en mauvais termes. Mais il faut croire que de l'eau a coulé sous les ponts, puisqu'il y retournera en 2021. Il aura notamment la lourde tâche de faire oublier un certain Peter Sagan, attendu pour sa part chez les Français de TotalEnergies.

«Le summum de la faiblesse mentale»

L'ancien maillot vert avait déjà agacé son patron cet été, en prétextant une blessure au genou avant la Grande Boucle. Lefevere avait sélectionné à sa place le Britannique Cavendish et n'avait finalement pas eu à s'en plaindre. Le sprinter de l'Ile de Man a gagné le classement par points à Paris, glané quatre bouquets d'étapes et égalé Eddy Merckx avec 34 victoires sur le Tour. Pas de quoi faire décolérer toutefois le grand manitou belge, qui s'est donc lâché dans les colonnes du Het Nieuwsblad.

«Pour moi, Sam Bennett est le summum de la faiblesse mentale, a lâché le Belge de 66 ans. Quitter la Bora et gémir ensuite auprès de tout le monde sur la façon dont il aurait été intimidé et maltraité là-bas, à en devenir presque cassé et dépressif... Pour ensuite revenir quatorze mois plus tard! C'est la même chose qu'une femme qui retourne à la maison après avoir été abusée par son mari». Une comparaison complètement déplacée.

(L'essentiel)