Politique espagnole

11 juillet 2019 14:08; Act: 11.07.2019 14:27 Print

Pedro Sanchez négocie pour rester au pouvoir

Dans le contexte d'un Parlement très fragmenté, le Premier ministre espagnol tente de trouver un accord avec d'autres formations politiques pour être investi le 23 juillet.

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Pedro Sanchez a tenté de négocier avec les différents chefs de parti, dont Pablo Iglesias (Podemos). (photo: AFP/Pierre-Philippe Marcou)

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À une dizaine de jours du vote d'investiture, le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, cherche toujours une formule pour être reconduit au pouvoir et éviter que les Espagnols ne retournent aux urnes pour la quatrième fois en quatre ans. Devenu chef du gouvernement en juin 2018 grâce à une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy, Sanchez a remporté les élections législatives de la fin avril. Mais avec 123 députés socialistes sur 350, il est loin de la majorité absolue.

Après des semaines de discussions infructueuses avec les différents partis, le socialiste a tenté un coup de poker, la semaine dernière, en fixant au 23 juillet la date du vote des députés sur son investiture. Sans avoir aucune assurance de disposer des appuis nécessaires. Mais ce coup de pression n'a pas eu l'effet escompté sur la gauche radicale de Podemos, qui réclame de rentrer au gouvernement en échange du soutien de ses 42 députés, une hypothèse dont ne veut pas entendre parler Sanchez.

Vers une réforme de la constitution?

«Nous avons des divergences très sérieuses avec Podemos» qui pourraient «paralyser» un gouvernement de coalition, a-t-il expliqué jeudi. Le socialiste a cité en particulier la question de la Catalogne. Déterminé à lever le blocage, Pedro Sanchez a toutefois indiqué qu'il allait reprendre jeudi contact avec Pablo Iglesias, le chef de Podemos. Il propose un catalogue de mesures communes. Même si Sanchez réussit à lever l'obstacle Podemos, il ne disposera toujours pas de la majorité absolue, même en ratissant les voix de tous les petits partis régionaux non séparatistes.

Il échouera donc au premier tour mais lors du deuxième vote, le 25 juillet, une majorité relative de députés lui suffirait. Se pose alors un deuxième problème tout aussi sérieux: son investiture ne sera possible que grâce à l'abstention des indépendantistes catalans. Un scénario qu'il voudrait éviter, la droite l'accusant d'être l'otage des séparatistes. D'où ses appels aux libéraux de Ciudadanos et aux conservateurs pour qu'ils facilitent son investiture en s'abstenant. Mais ces formations refusent. Si le blocage persiste, de nouvelles élections s'imposeront. Conscient que la fragmentation du Parlement est telle qu'il sera difficile à l'avenir pour un grand parti de disposer de la majorité à lui seul, il a plaidé jeudi, comme les conservateurs, pour une réforme de la Constitution, afin que le blocage actuel «soit le dernier».

(L'essentiel/afp)

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