GP de Bahreïn

10 avril 2012 15:02; Act: 10.04.2012 15:42 Print

«Aux écuries de décider si elles veulent y aller»

Bernie Ecclestone a admis qu'il ne pouvait pas obliger les écuries à aller à Bahreïn, où l'organisation du Grand Prix fait l'objet de réserves en raison de la situation politique tendue.

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Le grand argentier de la F1 affirme qu'il ne peut obliger les écuries à participer au GP de Bahreïn, au vu des tensions politiques dans le pays. (photo: AFP)

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«Nous n'avons aucun moyen de forcer les gens à y aller. Nous ne pouvons pas dire: "Vous devez y aller". Ils ne respecteraient pas leur accord avec nous en n'y allant pas, mais cela ne changerait rien. Commercialement, ils doivent y aller, mais c'est à eux de décider», a assuré Bernie Ecclestone, patron de la Formule 1.

«Personne ne m'a dit autre chose que "nous irons courir à Bahreïn"», a toutefois affirmé M. Ecclestone. «Nous ne sommes pas impliqués dans la politique à Bahreïn et (nous ne pouvons dire) qui a raison et qui a tort. Quand on se rend dans un pays, on doit respecter la façon dont il est dirigé, ainsi que ses lois», a-t-il ajouté. «Ce sont les autorités sportives de ce pays qui peuvent dire: "Nous préférons ne pas organiser cette compétition". Le promoteur pourrait aussi le dire si c'est trop risqué», a déclaré Ecclestone.

Explosion d'une bombe artisanale la semaine dernière

Selon la presse anglaise, les écuries de Formule 1 sont réticentes à disputer le Grand Prix. The Times a ainsi affirmé que des centaines d'ingénieurs et mécaniciens avaient reçu deux billets différents pour quitter la Chine, après la prochaine course prévue dimanche à Shanghai: l'un pour Bahreïn et l'autre pour l'Europe, au cas où le GP serait annulé.

Le Bahreïn est secoué par des troubles politiques. Le dernier incident violent a été l'explosion d'une bombe artisanale qui a blessé sept policiers lundi dans un village chiite, au sud de la capitale Manama. Vendredi, des centaines de personnes avaient manifesté pour réclamer la libération d'Abdel Hadi al-Khawaja, un militant qui poursuit en prison une grève de la faim depuis près de deux mois. Le pays est dirigé par la minorité sunnite alors que la population, à majorité chiite, demande des réformes.

La FIA a déclaré vendredi qu'elle «surveillait et évaluait en permanence la situation dans le royaume de Bahreïn» et ajouté avoir «été régulièrement assurée, par les plus hautes autorités de Bahreïn, que tous les enjeux de sécurité sont sous contrôle».

(L'essentiel Online/AFP)