Avant la course

21 avril 2013 10:38; Act: 21.04.2013 10:38 Print

Violents heurts sur le Grand Prix de Bahreïn

Des manifestants chiites ont bloqué des routes ce dimanche à Bahreïn et affronté la police. Des mesures ont été prises pour garantir le bon déroulement de la course.

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La police a dispersé des centaines de manifestants qui protestaient contre la «Formule du sang». (photo: AFP)

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L'opposition chiite, qui s'estime marginalisée par le pouvoir sunnite dans ce petit royaume du Golfe, mobilise depuis une semaine ses partisans pour faire entendre ses revendications, sans pour autant perturber le déroulement de l'événement sportif. La course, prévue dans l'après-midi sur le circuit Sakhir, au sud de Manama, verra l'Allemand Nico Rosberg (Mercedes) parti en pole position, à côté de son compatriote Sebastian Vettel (Red Bull) et devant l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari).

Selon des témoins, des jeunes masqués protestant contre la tenue de la course ont bloqué plusieurs routes à l'aube aux abords des villages chiites entourant Manama à l'aide de pneus enflammés, sans entraver l'accès au circuit de Sakhir. Dans la nuit, la police a fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants qui protestaient dans plusieurs villages chiites contre la «Formule du sang», comme ils ont baptisé la course, selon ces témoins.

À coups de gaz lacrymogènes

Les manifestants répondaient à l'appel du Collectif du 14 février, un groupe radical qui a lancé il y a plusieurs plusieurs jours une opération «Volcans de feu» pour bloquer les routes à l'aide des pneus enflammés. Ce collectif clandestin, qui organise la contestation sur les réseaux sociaux, a demandé à ses partisans de manifester dans les villages chiites dimanche après-midi, au moment du départ de la course.

Le groupe avait déjà appelé samedi à marcher sur la Place de la perle à Manama, symbole du soulèvement réprimé il y a deux ans par le pouvoir et fermée depuis lors, mais les policiers avaient violemment dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes.

(L'essentiel Online/AFP)