Ligue 1 - 31e journée

05 avril 2015 15:55; Act: 05.04.2015 23:24 Print

Le PSG bat l'OM dans un match spectaculaire

Les Parisiens reprennent la tête de la Ligue 1 grâce à leur succès sur le terrain de leur rival (2-3), au terme d'un match animé et à rebondissements.

storybild

André-Pierre Gignac a inscrit un doublé, mais cela n'a pas suffi à l'OM pour ramener un point face à Paris. (photo: AFP/Anne-christine Poujoulat)

  • par e-mail
Sur ce sujet

Les Parisiens ont tremblé et ils ne faisaient pas les fiers quand ils sont rentrés au vestiaire à la pause, menés 2-1. Mais à sept journées du but, ce sont bien eux qui sont devant, avec un point d'avance sur Lyon et désormais cinq sur l'OM, qui va désormais surtout regarder derrière lui, du côté de Monaco et Saint-Etienne. Le PSG reste en course dans quatre compétitions. Mais son calendrier reste infernal et David Luiz et Thiago Motta sont sortis blessés. Pour Marseille, en revanche, les rêves de titre semblent compromis. Avec ses 65 148 occupants, record battu, le stade rénové du boulevard Michelet a fait un boucan insensé, obligeant même l'arbitre à faire rejouer le coup d'envoi. L'ovation pour Bielsa a été superbe et la bronca pour Ibrahimovic a été terrible.

La pression du Vélodrome n'a tout de même pas suffi à faire chanceler le PSG, entré tranquillement dans le match et qui s'est offert les deux premières occasions par Pastore (11e) et Cavani (19e). Mais c'est Gignac qui a pris le relais de son public en ouvrant le score à la demi-heure. Sur un impeccable centre de Payet, il a réussi à tromper Sirigu. Paris pourtant est revenu dans le match. Grâce à... un but du droit en pleine lucarne du gaucher exclusif Matuidi (35e). Mais quelques minutes plus tard, Gignac remettait ça! Lancé plein axe, l'avant-centre marseillais a de nouveau battu Salvatore Sirigu (43e). La pression marseillaise était alors à son comble et le Vélodrome, harangué par Gignac, croyait au triomphe.

Alors comment Marseille a-t-il fait son compte pour se retrouver mené 3-2 six minutes seulement après la reprise? Paris a marqué deux buts heureux mais l'OM a aussi payé son incroyable apathie au retour des vestiaires. C'est d'abord Marquinhos qui a battu Mandanda de près après un coup franc d'Ibrahimovic mal renvoyé (49e). Puis, au bout d'un contre, c'est Morel qui a marqué contre son camp, sous la pression d'Ibrahimovic (51e). Mais Paris n'a ni le temps ni le droit de souffler. Mercredi, les Verts viennent au Parc des Princes pour une demi-finale de Coupe de France. Samedi, ce sera le Stade de France pour la finale de la Coupe de la Ligue contre Bastia. Et dans dix jours, rendez-vous est pris avec Barcelone.

Bordeaux s'impose in extremis

En début d'après-midi, un but de Nicolas Maurice-Belay inscrit au bout du temps additionnel a permis à un Bordeaux poussif de prendre le meilleur sur Lens (2-1) et de croire encore à l'Europe en fin de saison, dimanche, pour le compte de la 31e journée de L1. Que ce fut dur, que ce fut crispant pour Willy Sagnol et ses hommes passés par tous les sentiments en fin de match. Les Bordelais pensaient avoir fait le plus dur en ouvrant le score à dix minutes du terme par Mariano, mais une grossière erreur défensive de Yambéré six minutes plus tard permettait à Chavarria de donner un point plutôt mérité à ses couleurs.

Mais voilà, le joker Maurice-Belay en décida autrement et prit ses responsabilités, enclenchant un une-deux avec Kiese Thelin, et en ajustant Riou dans la liesse de Chaban, qui avait été frondeur pendant plus d'une heure envers ses joueurs. Ce coup du sort rapproche les Girondins de la 5e place occupée par Saint-Étienne. Pour Lens, lanterne rouge depuis samedi, qui a joué crânement sa chance, c'est une déception de plus dans une saison noire. Si les intentions initiales étaient aquitaines et plutôt louables, leur jeu s'est délité au fil du temps face à des Nordistes d'abord timides puis entreprenants. En l'absence de Plasil, Chantôme et Khazri, suspendus, Bordeaux a manqué de fluidité dans l'entrejeu, et de percussion offensive.

Nantes se fait dépasser par Caen

Dans la foulée, Caen a réalisé une superbe opération dans la course au maintien, en l'emportant 2-1 à Nantes, là aussi dans les toutes dernières secondes du match. C'est un coup franc lointain et excentré de Thomas Lemar que tout le monde a laissé passer et dont le rebond a lobé Rémy Riou, dans les arrêts de jeu, qui a offert trois points aux Normands. Un épilogue qui n'a rien d'immérité, tant Nantes, qui avait pris les devants au sortir des 10 premières minutes de jeu, a ensuite progressivement disparu du match. Sur une longue touche anodine, la passivité de la charnière Damien Da Silva-Felipe Saad a permis à Alejandro Bedoya de devancer Rémy Vercoutre (1-0, 11e). Mais la production offensive a ensuite été trop pauvre, un leitmotiv qui aura accompagné les Canaris toute cette saison.

Les Caennais remontent à la 12e place avec 38 points, 6 unités de plus que Toulouse, 18e et premier relégable. Et leur mérite est grand car ils n'ont jamais baissé les bras, malgré deux poteaux trouvés par leurs attaquants. C'est finalement un pénalty, transformé plein centre par Emiliano Sala, qu'était venue l'égalisation (1-1, 80e), avant la libération finale grâce à Lemar. Nantes n'a donc toujours pas enchaîné plus de deux victoires de suite à domicile cette saison, mais avec 40 points et une 10e place au classement, les hommes de Michel Der Zakarian sont tout près de la barre généralement considérée comme nécessaire pour assurer le maintien (42 points).

(L'essentiel/AFP)