Accusations de viol

02 octobre 2018 06:54; Act: 02.10.2018 09:42 Print

La justice rouvre l'enquête sur Cristiano Ronaldo

Suite au témoignage d'une femme, la justice américaine a relancé une enquête contre le footballeur portugais, accusé de viol. Les faits présumés remontent à 2009.

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Cristiano Ronaldo a démenti les faits. (photo: AFP/Vasily Maximov)

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La police de Las Vegas a annoncé lundi avoir rouvert l'enquête sur des accusations de viol portées par une Américaine de 34 ans contre la star du football Cristiano Ronaldo, qui a catégoriquement démenti toute agression. La plaignante, Kathryn Mayorga, affirme dans une plainte déposée dans l'État du Nevada que Ronaldo l'a sodomisée de force le 13 juin 2009. Selon Leslie Stovall, l'avocat de Kathryn Mayorga, celle-ci espère non seulement «obtenir justice» en mettant Ronaldo face à ses responsabilités, mais aussi l'empêcher de recommencer et «encourager toutes les victimes d'agressions sexuelles» à poursuivre leurs auteurs, «aussi célèbres, riches ou puissants puissent-ils paraître».

Le 13 juin 2009, la plaignante avait bien dénoncé un viol présumé à la police de Las Vegas, et fait l'objet d'un examen médical. «Mais à l'époque où la déposition avait été prise, la victime n'avait pas fourni aux détectives ni le lieu de l'incident, ni la description du suspect», souligne lundi la police de Las Vegas. La jeune femme s'était contenté d'évoquer «un joueur de football célèbre». Elle avait eu peur d'être «humiliée publiquement». Selon son récit, Mme Mayorga avait rencontré Cristiano Ronaldo au Palms Hotel de Las Vegas. Ronaldo l'aurait alors invitée dans sa suite. Là, il aurait demandé à la jeune femme, 24 ans à l'époque, de se joindre au groupe dans un jacuzzi.

Un accord à 375 000 dollars?

Celle-ci n'ayant pas de maillot de bain, il lui aurait proposé un short de sport et un tee-shirt, la menant à la salle de bains pour qu'elle puisse se changer. Selon ses dires, c'est pendant qu'elle se déshabillait que le footballeur a fait irruption dans la salle de bain, sexe apparent, pour lui demander une fellation. Mme Mayorga dit avoir refusé et demandé à quitter les lieux. Au moment où elle sortait de la salle de bains, elle accuse Ronaldo de l'avoir poussée sur un lit, pour tenter d'avoir une relation sexuelle. Et c'est parce qu'elle se protégeait le sexe de ses mains qu'il l'aurait sodomisée. Après l'agression, Ronaldo l'aurait laissée partir, «affirmant être désolé et qu'il se comportait d'habitude comme un gentleman».

Après cette soirée, une «médiation privée» aurait été organisée entre des représentants de Ronaldo d'un côté, la plaignante, «déséquilibrée émotionnellement», et son avocat de l'autre. À l'issue de discussions décrites comme très éprouvantes pour la jeune femme par ses avocats, une transaction financière avait été conclue, accordant un versement de 375 000 dollars en échange d'une confidentialité absolue sur les faits présumés ou l'accord, ainsi que l'abandon de toute procédure. Pour les avocats de Kathryn Mayorga, cet accord est nul et non avenu, notamment en raison de l'état psychologique de leur cliente à l'époque et des pressions exercées à son encontre.

(L'essentiel/afp)