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06 septembre 2020 19:27; Act: 07.09.2020 15:37 Print

Un entraînement a suffi pour dégoûter Sanchez de ManU

Définitivement recruté par l’Inter Milan, l’attaquant chilien est revenu sur son échec chez les Red Devils, où il ne s’est jamais senti à l’aise.

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Alexis Sanchez tête basse sous le maillot de Manchester United: une image récurrente. (photo: KEYSTONE)

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Du rêve au cauchemar. Voilà comment résumer le passage d’Alexis Sanchez à Manchester United. Arrivé en janvier 2018 précédé d’une flatteuse réputation, après trois ans et demi resplendissants du côté d’Arsenal, le Chilien s’est planté dans les grandes largeurs: 5 buts et 9 passes décisives en 45 matches. Prêté l’été dernier à l’Inter Milan, il vient de rejoindre définitivement les rangs nerazzurri.

L’ancien joueur du Barça peut désormais tourner la page mancunienne, pour son plus grand bonheur. Sur Instagram, il ne s’est pas montré tendre avec son ancien club. Selon lui, l’échec était prévisible. «J’ai eu l’opportunité d’aller à United et cela m’a semblé tentant, a-t-il expliqué en préambule. C’était quelque chose de bien pour moi. Quand j’étais enfant, j’aimais beaucoup ce club. J’ai signé mais je n’ai pas demandé d’informations sur ce qui se passait à l’intérieur du club… Parfois, il y a des choses dont on ne se rend pas compte avant d’arriver».

Sanchez raconte même qu’il a eu envie de jeter l’éponge dès les premiers jours: «À mon premier entraînement, j’ai réalisé beaucoup de choses et quand je suis revenu chez moi, j’ai dit à ma famille et mon agent: «Vous ne pourriez pas déchirer le contrat pour que je retourne à Arsenal?». Ils se sont mis à rire et je leur ai dit qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, qui ne me paraissait pas bien. Mais j’avais déjà signé…».

La situation ne s’est pas arrangée par la suite, au contraire. «Les mois passaient et je sentais que l’équipe n’était pas unie, lâche-t-il. Les journalistes et d’anciens joueurs de United parlaient sans savoir ce qu’il se passait au sein du club, me critiquaient, et cela me faisait mal. Un joueur a parfois besoin d’une atmosphère familiale, unie. À ce moment-là, ce n’était pas le cas et cela se reflétait sur le terrain. La faute retombait toujours sur moi. Je n’étais pas heureux».

(L'essentiel/Sport-Center)