Violences avant Lyon - Besiktas

14 avril 2017 08:14; Act: 14.04.2017 10:05 Print

«Jamais vu ça»: Aulas exige le huis clos

Le quart de finale aller d'Europa League Lyon - Besiktas, classé à risques, a été précédé par des scènes de violence, jeudi.

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Les images posent à nouveau la question de la sécurité dans le football, deux jours après l'attaque aux explosifs qui a visé le car des joueurs du Borussia Dortmund avant leur match de Ligue des champions contre Monaco. Initialement prévu à 21h05, le match entre l'équipe française et la formation turque a débuté avec 45 minutes de retard à cause de l'envahissement de la pelouse du Parc OL par des dizaines de supporters à un quart d'heure du coup d'envoi. Des supporters lyonnais du virage Sud ont pénétré sur la pelouse, alors désertée par les joueurs, dans la confusion générale. Selon un journaliste AFP sur place, ils voulaient se protéger des projectiles et des pétards lancés depuis le haut des tribunes.

Parallèlement, des bagarres ont opposé des fans des deux équipes dans les tribunes. Quelque 15 à 20 000 supporters turcs, pour la plupart venus de France ou de pays voisins, étaient disséminés au milieu des 35 000 spectateurs lyonnais, en plus des 3 000 Stambouliotes installés dans le parcage visiteurs. Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, a alors pris le micro du kop pour s'adresser aux supporters lyonnais, qu'il a rejoints en tribune pour ramener le calme. La police a évacué la pelouse vers 21h10, permettant 30 minutes plus tard l'entrée des joueurs, puis le début du match vers 21h50. L'électricité est ensuite retombée durant la rencontre, qui s'est achevée sur le score de 2-1 pour Lyon, grâce à deux buts dans les dernières minutes.

«On a très peur»

«Je n'avais jamais vu ça en 30 ans. On peut imaginer ce qui peut arriver à notre équipe à Besiktas (...) Quand on voit comment cette ferveur déborde de tous les côtés, on a très peur», a ensuite assuré Aulas sur la chaîne W9, en jugeant qu'un huis clos pour le match retour serait une «solution d'équité». Interrogé à la télévision en Turquie sur les incidents, le président turc Recep Tayyip Erdogan a répondu: «C'est très dangereux si les supporters français ont pénétré sur la pelouse». Classé au niveau de risque le plus élevé (4 sur 4) par les autorités, ce match a eu lieu dans un contexte particulier, à trois jours d'un référendum en Turquie sur le renforcement des pouvoirs d'Erdogan. De plus, les supporters turcs font partie des plus bouillants d'Europe et le stade de l'OL est situé à Décines, ville de la banlieue de Lyon où vit l'une des plus importantes communautés arméniennes de France.

De violents incidents avaient déjà éclaté dès le début de soirée aux abords du stade. Des premiers accrochages entre supporters turcs et lyonnais ont débuté dès 18h30, sur le parvis central à la sortie du tramway conduisant au grand stade. Les CRS sont intervenus à coups de gaz lacrymogènes pour les séparer et cloisonner les deux groupes. Vers 19h, un long cortège de supporters lyonnais, certains cagoulés et lançant des fumigènes, a afflué vers la rampe d'accès du virage nord.

«Les fans de Besiktas ont répliqué»

Un important cordon de CRS et de gendarmes mobiles s'est alors déployé pour réglementer les accès du stade et faire rentrer séparément supporters turcs et lyonnais. Auparavant, quelques Turcs venus d'Allemagne s'étaient rendus dans l'OL Store du stade pour acheter des billets, ce qui leur a été refusé car le match se jouait à guichets fermés. En colère, ils ont brisé deux portes vitrées du magasin et mis la boutique sens dessus dessous.

En Turquie, les médias ont blâmé les fans français pour les incidents. «Les hooligans de Lyon ont attaqué les supporters turcs, dont des femmes et des enfants, et ensuite les fans de Besiktas ont répliqué», a ainsi estimé le site du journal pro-gouvernemental Sabah. La préfecture du Rhône avait annoncé «un renfort de six unités de patrouilles mobiles» pour ce match. Un millier d'agents, dont des turcophones, étaient également prévus pour assurer la sécurité. Ces images de violence rappellent dans une moindre mesure certaines scènes de l'Euro-2016 organisé l'été passé en France, lors duquel des hooligans russes avaient agressé des supporters anglais dans la rue à Marseille.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • basta ya le 14.04.2017 11:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Que venaient faire ces milliers de hooligans turcs à Lyon sachant que le match se jouait à guichet fermé ? Que penser des déclarations d'Erdogan et de la télé turque ? Je ne suis absolument pas un admirateur d'ailes, mais hier soir, il a été grand !

  • Piqpat57 le 14.04.2017 10:08 Report dénoncer ce commentaire

    Si M Aulas a réussi à avoir le huis clos face au FC Metz grâce à son pouvoir avec la LNF et la FFF ce sera sans doute moins possible avec l'UEFA . Triste soirée et triste image du sport et du foot en particulier quand on voit la présence d'enfants dans les tribunes

  • vincent le 14.04.2017 11:52 Report dénoncer ce commentaire

    Et je vous rappelle que tout cela se passe dans un pays en état d'urgence

Les derniers commentaires

  • De Bellch le 14.04.2017 13:47 Report dénoncer ce commentaire

    Le club qui reçoit est responsable de la sécurité et de la vente des tickets Monsieur Aulas a toujours l'habitude de rejeter la responsabilité sur les autres également sur les arbitres lors des défaites et maintnant a peur de l'ambiance au retour il devrait demander de jouer à Lyon avec uniquement des supporters locaux ou simplement de ne pas jouer le match retour et de considérer que Lyon est qualifié Cela n'excuse pas le comportement des supporters Turcs

  • Citoyen 57 le 14.04.2017 12:10 Report dénoncer ce commentaire

    Il serait temps que l 'UEFA sanctionne avec sévérité ces clubs ou autres coupables de débordements...

  • babeca le 14.04.2017 12:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quel dommage! C'est bien triste...

  • vincent le 14.04.2017 11:52 Report dénoncer ce commentaire

    Et je vous rappelle que tout cela se passe dans un pays en état d'urgence

  • Grand Est le 14.04.2017 11:45 Report dénoncer ce commentaire

    A ce niveau ce n'est plus du sport ....