Football/Pétards

04 janvier 2017 14:24; Act: 04.01.2017 14:43 Print

Le FC Metz va être fixé sur ses sanctions

Défaite 3-0 sur tapis vert? Stade suspendu? Les jets de pétards lors du dernier Metz-Lyon pourraient coûter cher au FC Metz, dont le cas sera jugé jeudi.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

Les images, choquantes, sont restées dans toutes les mémoires. Alors que le FC Metz vient pourtant d'ouvrir le score, des jets pétards répétés visent Anthony Lopes, gardien remplaçant des champions d'Europe portugais, y compris quand il est à terre. Ce Metz-Lyon de la 16e journée de L1 est alors d'abord interrompu provisoirement vers 20h30 (une demi-heure après avoir débuté). Puis la partie est arrêtée définitivement vers 21h20 par l'arbitre Lionel Jaffredo, après concertation avec les délégués de la LFP et les pouvoirs publics.

Le soir même la Ligue promet d'être «intransigeante» dans «la suite donnée à ce dossier». Sans attendre le jugement final, au vu «de la gravité des faits», son instance disciplinaire ferme d'ailleurs le 8 décembre à titre conservatoire, «dans sa totalité», la tribune Est d'où sont partis les pétards. Le club lorrain risque gros. Le président de Metz Bernard Serin, qui sera présent devant l'organe disciplinaire jeudi soir, espère que le match interrompu alors que Metz menait 1-0, sera donné à rejouer.

«Des moins que rien»

Mais le règlement prévoit aussi que le match peut être donné perdu 3-0 sur tapis vert. Sans compter une sanction qui pourrait aller du maintien du huis-clos partiel à un huis-clos total pour quelques rencontres à venir, voire à la suspension du stade Saint-Symphorien. Dans ce cas, Metz serait contraint de disputer sur terrain neutre le ou les matches à domicile initialement programmés, comme Bastia en 2015, qui avait «reçu» Guingamp à Fos-sur-Mer dans une ambiance lugubre.

L'instance disciplinaire de la LFP n'est pas la seule à s'être saisie de l'affaire. Deux individus ont été mis en examen par la justice: le premier, père de famille de 23 ans, le 9 décembre, pour «violences aggravées, jet de projectile dangereux et introduction de fusée ou artifice dans une enceinte sportive lors d'une manifestation sportive». Il avait reconnu avoir jeté le premier pétard sur Lopes. Le second, âgé d'une trentaine d'années et résidant à Metz, le 29 décembre dernier, a refusé de s'exprimer que ce soit devant la police ou devant le juge.

«Aujourd'hui, après l'affaire de Lyon, on est montré du doigt comme des moins que rien», se désole le coach lorrain, Philippe Hinschberger. Le pire est-il encore à venir?

(L'essentiel/AFP)