Pas de scandale

09 juin 2018 16:59; Act: 09.06.2018 17:24 Print

Le football, sport épargné par les affaires de dopage

Le football semble hermétique aux scandales de dopage qu'ont connu le cyclisme et l'athlétisme. Les enjeux financiers et sportifs en font pourtant un sport à risque.

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Samir Nasri fait partie des rares footballeurs de premier plan à avoir été suspendu pour dopage. (photo: AFP/Cristina Quicler)

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Intégralité des joueurs soumis à des contrôles urinaires et sanguins inopinés avant le Mondial, puis pendant la compétition: la FIFA, qui pourra aussi détecter des données suspectes sur les passeports hématologique et stéroïdien, assure qu'elle fera le nécessaire pour chasser les tricheurs. L'instance a l'habitude de répéter que le football est le sport qui fait l'objet du plus grand nombre de contrôles dans le monde (33 000 en 2016) pour des résultats positifs très faibles: seulement 150 en 2016. Et avec les justifications médicales, tous n'aboutissent pas forcément à une sanction.

En tête des classes de substances trouvées: les anabolisants, recherchés pour améliorer la musculation, les stimulants et les corticoïdes, ces puissants antidouleurs partiellement interdits en compétition. Mais pour les experts de l'antidopage, les statistiques ne donnent qu'une photographie très imparfaite du dopage. Beaucoup d'indicateurs montrent que le football est un sport vulnérable: un calendrier lourd, des blessures fréquentes, une concurrence féroce, des enjeux financiers énormes. La FIFA est compétente pour ses compétitions, l'UEFA pour la Ligue des Champions et l'Europa League. Puis, il appartient aux agences nationales antidopage de contrôler le football au jour le jour dans leur pays. Or, il y a une assez grande disparité d'efficacité entre ces agences sur la planète.

Un sport «forcément intéressant pour le dopage»

Le dopage a toujours accompagné l'histoire du football. En 2010, une étude avait révélé que l'usage de métamphétamines avait aidé l'Allemagne à accomplir le «miracle de Berne» en finale de la Coupe du monde 1954 contre la Hongrie. En 1977, c'est Franz Beckenbauer, qui dévoile, dans le magazine Stern, l'existence des autotransfusions sanguines, pratique désormais interdite mais peu détectable. Puis, ce sera le tour de la pharmacie de la Juventus Turin dans les années 90. Le procès d'un dirigeant et du médecin du club avait mis en lumière l'usage détourné de nombreux médicaments autorisés. Les débats ont débouché en 2007 sur une relaxe générale, en partie pour prescription. Et l'usage d'EPO, qui a plané tout au long du procès, n'a pas été retenu, en dépit de données sanguines suspectes pour plusieurs joueurs.

«Le football demande de l'endurance, de la résistance et de l'explosivité. C'est forcément intéressant pour le dopage», explique le médecin Gérard Dine, spécialiste reconnu de ces questions. Le Français Samir Nasri a récemment été suspendu six mois par l'UEFA pour une perfusion intraveineuse de vitamines, une pratique prohibée. Le joueur ne s'est pas fait pincer lors d'un contrôle, mais à cause des indiscrétions, sur Twitter, de la clinique américaine qui l'avait traité. Pour plusieurs experts de l'antidopage, c'est dans les phases de récupération et de blessures qu'il faut être vigilant. Or, la très grande majorité des contrôles dans le monde ont lieu en compétition.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • BBlancM le 09.06.2018 18:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    N’importe quoi !!!! Regardez les morts de ces dernier temps crise cardiaque en match !!! Des dopés il y en a comme tous les sport ... n’est ce pas mes Zidane Dugarry Platini....

  • Finoallafine le 09.06.2018 18:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mais ils devraient pourtant, car certains joueurs ont une condition physique infatigable. ????

  • Baron Rouge le 10.06.2018 15:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les footballeurs payent moins d’impôts que les petits ouvriers vous trouvez ça normal ? La dégénérescence de l’humanité c’est ça !!!

Les derniers commentaires

  • Baron Rouge le 10.06.2018 15:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les footballeurs payent moins d’impôts que les petits ouvriers vous trouvez ça normal ? La dégénérescence de l’humanité c’est ça !!!

  • taz red le 10.06.2018 00:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    plus de controle et plus pointue .

  • PUEBLO le 09.06.2018 22:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une connaissance qui était « recruteur » affilié officiellement à la FIFA, m’avait parlé il y a quelques années que des jeunes avait besoin d’une perfusion pour tenir les 90 min de match.... je ne sais pas en quoi consistait cette « perfusion » mais voilà, le fait d’en avoir entendu parler m’avait choqué. Donc je ne pense pas que le monde du football soit épargné.

  • @finola le 09.06.2018 21:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Infatigable? Difficile à dire quand même. Le match ne dure d'habitude que 90 minutes.

  • Rémi le 09.06.2018 20:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    A quoi bon se doper...si t'es mauvais que tu ne sais pas faire une passe,ce n'est pas le dopage qui va te faire devenir talentueux