Football

26 août 2019 12:27; Act: 26.08.2019 13:06 Print

Le torchon brûle entre Ligue française et ultras

L'arbitre de Monaco-Nîmes a menacé d'arrêter la rencontre de Ligue 1, dimanche après-midi, après des chants hostiles à la Ligue et à caractère homophobe.

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L'arbitre de Monaco-Nîmes a menacé d'arrêter la rencontre de Ligue 1, dimanche après-midi, après des chants hostiles à la Ligue de football professionnel de football («La Ligue, on t'enc***») venant des bancs des supporters nîmois. Une scène qui s'était déjà produite samedi à Brest.

Alerté par l'arbitre Amaury Delerue à la 22e minute du match qui a entendu des chants «La Ligue, on t'enc***» ou encore «LFP, va te faire enc****», le speaker du stade Louis-II de Monaco a lancé un avertissement au public, accueilli par des sifflets. Le match a repris dans la foulée alors que des supporters monégasques lançaient des chants semblables.

Cas similaire il y a une semaine

Des consignes ont été adressées aux arbitres avant le début de la saison pour faire cesser les chants à caractère homophobe durant les matches. Le 16 août, le match de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans a été arrêté quelques minutes par l'arbitre après un chant visant la LFP, une première en France. Cela faisait suite à un premier avertissement du speaker concernant un chant hostile au grand rival des Nancéiens, Metz («Les Messins sont des péd***»).

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, avait adressé par la suite ses «félicitations» à l'arbitre Mehdi Mokhtari pour avoir décidé d'interrompre le match «pour injures homophobes», dans un message sur Twitter.

Depuis, des supporters prennent la ministre pour cible sur les réseaux sociaux et dans les stades, avec des formules moqueuses qui appuient sur la difficulté de définir ce qu'est un acte homophobe et ce qui ne l'est pas.

Chants et banderoles à Paris

Juste avant le début de la rencontre entre Paris et Toulouse, dimanche soir, des chants hostiles à la Ligue ont également été lancés depuis le virage Auteuil où se trouve le collectif ultra Paris (CUP), plus important groupe de supporters parisiens. Dans cette tribune, une longue banderole a été déployée: «Arrêtés, homophobie: le championnat de la démagogie a repris lui aussi», une référence aux interdictions de déplacement de supporters qui se multiplient depuis le début de la saison.

À Angers, samedi soir, une banderole a ainsi brièvement été brandie dans le kop lors de la rencontre Angers-Metz arbitrée par Stéphanie Frappart: «Arbitre enc****, est-ce homophobe pour une femme?» Dans un communiqué, mercredi, la Ligue a indiqué que la commission de discipline examinerait ce mercredi les dossiers des matches de L1, L2 et Coupe de la Ligue «pour lesquels des chants injurieux et/ou homophobes ont été consignés dans les rapports d'après-match».

(L'essentiel)