Football

11 décembre 2019 13:24; Act: 11.12.2019 13:41 Print

Maradona a fait condamner Dolce & Gabbana

La maison de mode Dolce & Gabbana a été condamnée à verser 70 000 euros de dommages et intérêts à la légende du football pour avoir utilisé son nom à des fins commerciales en 2016.

storybild

Sur ce sujet
Une faute?

Le jugement, rendu mardi en fin de journée, prévoit également que Dolce & Gabbana rembourse à l'Argentin plus de 13 000 euros de frais d'avocats et lui paie des intérêts. Le litige concerne un défilé à Naples en 2016, lors duquel une mannequin portait un maillot bleu de l'équipe napolitaine avec le nom Maradona et au-dessus le numéro 10. Ceci avait été organisé «sans le consentement de Maradona et sans qu'il n'ait été contacté», a expliqué son avocat, le professeur Ulisse Corea.

«La défense de D&G est qu'il s'agissait d'un hommage à Naples. Il y avait certes cette composante, mais c'était un défilé avec une composante commerciale, a-t-il ajouté. Or, le seul à pouvoir utiliser le nom, l'image d'une personne aussi célèbre, pour en tirer un profit, est cette personne elle-même.»

Pour la juge Paola Gandolfi, le nom de Maradona renvoie à «l'excellence footballistique», à un «mythe», et «il ne peut être consenti à des entrepreneurs tiers d'en faire usage sans le consensus de l'ayant-droit», pour s'en approprier l'aura, a-t-elle expliqué dans son jugement.

Maradona réclamait un million d'euros

«C'est une jurisprudence nouvelle et significative qui réaffirme l'importance de protéger le droit au nom et à l'image pour les sportifs ou acteurs», a souligné le professeur Corea. Sur Instagram, Maradona s'est félicité de cette décision. «Les hommages sont fantastiques, mais je crois qu'ils auraient dû demander l'autorisation nécessaire pour utiliser mon nom lors de leur défilé. Un point en faveur de la justice», a-t-il écrit.

Maradona avait annoncé en septembre 2017 avoir «donné mandat à ses avocats de citer en justice les stylistes Domenico Dolce et Stefano Gabbana et obtenir de justes dommages et intérêts» pour avoir utilisé son nom «sans aucune autorisation».

«Tout en conservant estime et considération pour leur travail, je suis contraint de protéger mes intérêts violés par une politique de marketing spéculatif», avait-il ajouté. La juge a précisé que le montant des dommages et intérêts fixés tenait compte du fait que la marque n'avait pas mis en production et commercialisé des vêtements avec le logo Maradona, et qu'ils étaient donc limités à 70 000 euros, alors que le joueur avait demandé un million.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.